dans (Non classé) par Jean-Charles Fouchard en octobre 2011

CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS

PARRAINAGE D’ENFANTS CENTRAFRICAINS : UNE URGENCE

 Vous me connaissez un peu à travers mes chroniques africaines. Aujourd’hui j’ai envie de m’adresser à vous pour une cause que je défends et qui fait partie du programme de l’association « Femmes Vivantes » dont je suis présidente-fondatrice depuis 1995. Il s’agit du parrainage d’enfants de Centrafrique, un pays presque totalement oublié des projets et des financements. Dans sa capitale, Bangui, nombreux sont les enfants orphelins de père ou de mère, ou orphelins « totaux », dont les parents ont été décimés par le Sida, le paludisme, la drépanocytose, ou autres maladies. Les soins et les médicaments font défaut, particulièrement pour les familles qui n’ont pas les moyens de les acheter, et la plupart des familles banguissoises n’ont aucun moyen. Le pays est l’avant dernier sur l’échelle de l’Indice du Développement Humain et l’espérance de vie à la naissance est actuellement de 45 ans.

 « Femmes Vivantes » développe, particulièrement dans ce pays, des micro projets en direction des enfants et des femmes en situation d’urgence, mais, d’une manière générale, pour les populations en extrême dénuement. Elle n’a, pour agir, aucun fonds institutionnel, et n’est aidé actuellement par aucun sponsor ni mécénat d’entreprise. « Femmes Vivantes » se débrouille comme elle peut à réunir les quelques fonds privés qui permettront de mettre en œuvre les actions modestes qu’elle développe avec les partenaires locaux. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en octobre 2011

La « chasse aux pauvres » est ouverte à Nogent-sur-Marne

 Le maire UMP de l’opulente municipalité du Val-de-Marne a interdit la fouille des poubelles dans sa commune au nom de la « santé et la tranquillité publique », déclenchant une polémique avec l’opposition municipale et certaines associations qui l’accusent de mener une « chasse aux pauvres ».

« On voit qu’il y a une forme d’escalade de la part du maire. La seule chose qu’il reste maintenant à faire ce serait d’interdire tout simplement la pauvreté à Nogent« , a déclaré le chef de file du groupe PS à la mairie, William Geib, rappelant que le maire n’en était « pas à son coup d’essai ».

Le maire UMP de la ville, Jacques J.P. Martin, tient au standing de sa commune. Un arrêté, entré en vigueur le 1er octobre, prévoit une période probatoire de 3 mois à l’issue de laquelle les contrevenants s’exposent à une interpellation et à une amende de 38 euros. « Depuis plusieurs mois, certaines personnes fouillent les conteneurs et les renversent sur la voie à la recherche d’objets qui pourraient être commercialisés. Il ne s’agit pas de personnes à la recherche de nourriture », a ajouté l’édile, récusant toute « chasse aux pauvres » et assurant que des structures existent dans la commune pour venir en aide aux démunis. L’opposition municipale a dénoncé une mesure « déplorable » et « clientéliste ». Certaines associations sont choquées par ce décret qui, selon elles, va toucher les plus pauvres, qui glanent pour se nourrir. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en octobre 2011

CHRONIQUES D’AFRIQUE … ET D’AILLEURS

 NIGERIA : LA MARQUE INDELEBILE DE SHELL

 La mangrove du delta du Niger – au Nigéria – est l’un des écosystèmes les plus admirables de la planète. Seul problème : elle est souillée et régulièrement polluée par des compagnies pétrolières comme Total, Shell, Agip ou Chevron, ainsi que des compagnies pétrolières nigérianes : « La pointe du bateau fend les nappes couleur arc en ciel en avançant dans ce qui ressemble à un cimetière de mangroves. Du pétrole, visible partout dans les cours d’eau sinueux de Bodo, un village du delta du Niger » (cf. blog Le Monde 7/2010)

A elle seule, la compagnie Shell a été responsable des deux marées noires successives de 2008 et 2009, amputant gravement les communautés de pêcheurs, notamment celle de Bodo, de leurs sources de revenus : « Je sors mais je n’attrape rien », dit le pêcheur assis dans une pirogue vide.  Il y a 20 ans, il y avait du poisson ici , assure-t-il, tenant à la main une rame couverte d’huile » (cf. blog Le Monde 7/2010). L’impact des nuisances de la région de l’Ogoniland, au cœur du delta du Niger, est tel qu’il avait fait en son temps l’objet de dénonciations virulentes du Mouvement pour la Survie du Peuple Ogoni (MOSOP), dont l’écrivain et président Ken Saro-Wiwa, farouche opposant à la compagnie Shell, a payé de sa vie la défense des intérêts du peuple Ogoni et plus largement de ceux du delta, en étant pendu haut et court par le régime militaire de Sani Abacha, en novembre 1995. Lire le reste de cet article »



dans (INFO de la CGT) par Jean-Charles Fouchard en septembre 2011

Retraite

Age de la retraite : la fuite en avant !

vendredi 23 septembre 2011

Non content d’avoir imposé une réforme injuste et inefficace en 2010 qui produit déjà des dégâts, notamment en termes de chômage, le Premier ministre, indique qu’il faudrait maintenant s’aligner sur l’Allemagne en ce qui concerne l’âge de départ à la retraite. Dans ce pays, celui-ci passera progressivement à 67 ans en 2029.

Cette fuite en avant ne règlerait pourtant rien, bien au contraire. Ainsi, alors que dans la plupart des pays européens, des dispositions similaires ont déjà été prises, remettant en cause les droits à retraite, on voit bien avec l’actualité du moment, que cela n’empêche en rien d’aller droit au mur du point de vue économique, mais qu’en revanche, c’est désastreux pour le monde du travail.

Plutôt que de se plier aux exigences des marchés financiers et de leurs agences de notation, il faut mettre en œuvre une véritable politique de l’emploi et se donner les moyens d’une relance durable par le pouvoir d’achat, une amélioration de la protection sociale et le développement des services publics.

S’agissant des retraites, ce qui doit être engagé en France, c’est également une réforme d’ampleur des financements qui prenne en compte l’augmentation de la productivité du travail, laquelle profite de plus en plus aux actionnaires et de moins en moins à ceux qui produisent les richesses. Lire le reste de cet article »



dans (INFO de la CGT) par Jean-Charles Fouchard en septembre 2011

Justice

Exigeons le retrait de la taxe de
35 euros

vendredi 16 septembre 2011, par Frédéric Dayan

Sous le prétexte de financer la réforme de la garde à vue, le gouvernement a décidé d’introduire des frais de justice en créant un droit de timbre de 35 €. Cette mesure impacte la plupart des procédures judiciaires et plus particulièrement celles du travail : Prud’hommes, TASS et TCI.

Cette mesure, adoptée avec la Loi des Finances le 29 juillet, devrait entrer en vigueur dès le 1er octobre 2011. Promulguée dans la précipitation, elle est entachée de vices de procédures : non consultation du Conseil Supérieur de la Prud’homie, aucune procédure de contrôle de l’utilisation des fonds collectés par l’État…

La CGT considère cette mesure injuste et contraire à l’exigence de justice.

Elle est contraire à l’article 6 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, au principe d’égal d’accès à la Justice.

Télécharger le tract et la pétition en PDF

La CGT a décidé de s’opposer à l’instauration de cette taxe et lance une pétition pour exiger l’abrogation de l’article 54 de la loi de Finance du 29 juillet 2011 et du décret d’application portant sur ce nouvel impôt.
Source Confédération



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en septembre 2011

CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS

LES FORCATS DU CAOUTCHOUC AU LIBERIA

A Harbel se trouve la plus grande plantation d’hévéas au monde, avec une production estimée en 2010 à 157 000 tonnes, procurant quelques 86 millions de dollars (60 millions d’euros), soit près de 60% des recettes d’exportation du pays. 14000 personnes ont été employées jusqu’à ces toutes dernières années, par la firme américano-japonaise de pneus Firestone-Bridgestone, dans des conditions d’inhumanité les plus indignes qui soit. Un reportage effectué en 2003 par Michaël Zumstein relate une journée de ces ‘forçats du caoutchouc’, qui débute à quatre heures du matin par un badigeonnage des arbres aux pesticides, des produits à la toxicité éprouvée. Puis suit l’entaillage de l’écorce et la récupération goutte à goutte de la sève, le latex. La plupart des travailleurs ne porte ni masque, ni botte, ni lunette, ni aucune protection adéquate. Le “saigneur” doit s’occuper d’un volume d’arbres dans la journée compris entre 650 et 800, quota qu’il doit impérativement respecter sans quoi son salaire sera emputé de trois dollars par jour. Pour satisfaire cette cadence démentielle, le “saigneur” doit nécessairement faire appel à sa femme et à ses enfants (cf. ONG libérienne Impact). “L’épaule de John Mulbah s’est fabriquée une carapace, mais s’enfonce bizarrement en son milieu. Précisément au point d’équilibre où, trois à quatre fois par jour, pèse sur son corps le long balancier lesté de deux seaux remplis de latex. John Mulbah porte les stigmates de l’employé de la plantation d’Harbel…trente-sept pounds, trente-huit pour le second…plus de 60 kilos sur le dos » (cf. Ariane Chemin/le Monde). Dès 7 heures du soir, le dos meurtri, les mains abimées, la lumière est éteinte dans les baraquements insalubres, tandis que “là-haut, les maisons des dirigeants de la plantation, du côté du golf, où viennent jouer des ministres, des personnes des ambassades, des Nations unies, de l’Union européenne », raconte Salomon, le gardien du green » s’allument de leurs pleins feux. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en septembre 2011

Plan d’austérité

Le Gouvernement doit renoncer à taxer les mutuelles

mercredi 7 septembre 2011

La CGT exige le retour à l’exonération des contrats « solidaires et responsables ».

Dans le cadre de son plan d’austérité, le Gouvernement veut doubler la taxe que payent les mutuelles et institutions de prévoyance sur les contrats « solidaires et responsables » en faisant passer son taux de 3,5% à 7%.

Cette mesure se traduira inéluctablement par une nouvelle augmentation des cotisations que payent les assurés sociaux pour leur mutuelle, alors que la politique de maîtrise comptable des dépenses d’assurance maladie se traduit par un transfert croissant des dépenses de l’assurance maladie vers les mutuelles. Cette nouvelle augmentation risque d’empêcher de nombreux salariés et retraités modestes d’adhérer à une mutuelle, ou les conduira à recourir à une protection minimale

Ce projet doit être abandonné. La CGT exige le retour à l’exonération totale de la taxe spéciale sur les conventions d’assurances qui existait jusqu’à fin 2010.

Elle sera disponible pour engager toute action pour obtenir l’abandon de cette mesure inique.

Elle invite ses organisations à porter cette exigence dans le cadre de la journée nationale interprofessionnelle du 11 octobre prochain.

Au-delà, la CGT qui a élaboré des propositions précises en ce sens, entend porter sur le débat la nécessité d’une meilleure organisation de notre système de santé, en lien avec l’indispensable réforme du financement de la Sécurité sociale.

Source CGT



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en août 2011

13.5% de la population vit sous le seuil de pauvreté (Insee)

Vivre avec moins de 954 euros…

Selon une étude de l’Insee publiée ce mardi 30 août, quelques 8.2 millions de personnes vivaient en 2009 sous le seuil de pauvreté en raison de la crise. « L’augmentation du nombre de personnes pauvres peut être rapprochée de la hausse du chômage induite par la crise » déclenchée en 2008, commente l’Insee qui confirme aussi que les inégalités se creusent entre les Français les plus modestes et les plus aisés.Ainsi, « le niveau de vie des 10% des personnes les plus modestes (premier décile) est inférieur à 10.410 euros annuels, en baisse de 1,1% par rapport à 2008″.

Pire, « alors que l’évolution moyenne annuelle relevée entre 2005 et 2008 pour chacun des quatre premiers déciles était d’environ +2%, la tendance s’inverse entre 2008 et 2009 : en euros constants, les quatre premiers déciles diminuent », poursuit l’étude. Qui plus est, les personnes pauvres le sont encore plus qu’en 2008 : l’intensité de la pauvreté (l’écart entre le niveau de vie médian des personnes pauvres et le seuil de pauvreté) passe de 18,5 à 19%, note encore l’Insee.

Quant aux 10% les plus aisés, dont le revenu est supérieur à 35.840 euros annuels, ils ont vu leur revenu croître de 0,7% de plus qu’en 2008, marquant néanmoins « un ralentissement dans la progression ».

« Au total, commente l’Insee, le contexte de crise économique se répercute sur l’ensemble des ménages, mais ce sont les plus modestes qui sont les plus touchés ». Les privés d’emploi sont ainsi en 2009 plus représentés dans les couches les plus modestes.
Source CGT



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en août 2011

CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS

DECIDEMENT ON N’EN FINIRA PAS DE MOURIR POUR LES DROITS DE L’HOMME

Le conseiller de la République et expert en développement,  Roland Désiré Aba’a vient d’entrer en grève illimitée de la faim, titre le media Afrik.com du 23 juillet 2011, pour exiger l’annulation de la dette que le Gabon a contracté auprès dela France. Interrogé par un journaliste, l’expert répond que son pays, considéré comme riche au plan international est en réalité dans une triste situation au plan local : misère sociale, maladie, malnutrition, économie calamiteuse etc…Les études conduites pour connaître les raisons de cette situation ont démontré que les principaux facteurs de paupérisation sont directement issus des accords de coopération menés entre la France et le Gabon. Ces accords mettent en effet en exergue le contrôle total de la France sur les richessses du sol et du sous-sol gabonais, une mainmise qui rend peu favorable le développement du pays. De plus, le Gabon est « assujetti à la France sur tout programme et projet de développement et même dans l’achat des biens et services » (cf. propos de Désiré Aba’a). L’autre facteur réside dans la répartition des revenus de l’industrie extractive, qui ne bénéficie au Gabon qu’au faible niveau de 0,3 % de la valeur internationale de tous les revenus de cette industrie. Enfin, le remboursement de la dette à la France, contractée depuis les indépendances, est sans aucun doute le facteur prééminent de la misère sociale du pays. L’annulation de cette dette permettrait pourtant au Gabon de pouvoir sortir du sous-développement et d’entamer enfin sa reconstruction économique et sociale, mais les intérêts des pays occidentaux obèrent toujours ce vœu légitime. La France se dit pourtant prête à revoir ses accords de coopération mais à condition que ce soit le Gabon qui en formule la demande. Pour le moment celui-ci n’a pas ouvert la bouche. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en août 2011

Il faut en finir avec la dictature des marchés financiers

Source confédération

lundi 8 août 2011

Les marchés financiers sont de nouveau secoués. Cette fois-ci la cause en est la dégradation de la note par l’agence de notation Standard & Poor’s des obligations émises par l’Etat américain.

Après les mêmes pratiques récentes sur des Etats européens, une agence de notation se permet de risquer de fortes secousses avec des conséquences qui peuvent être lourdes sur l’économie réelle, la croissance, l’emploi, les salaires …

Une fois de plus, des officines privées se permettent de juger et de tenter de changer, par pressions des marchés financiers, la politique économique de pays (dont aujourd’hui celle des Etats-Unis, première économie mondiale) vers toujours plus d’austérité. Elles s’arrogent un rôle qui doit être celui des Etats sous contrôle démocratique de leurs citoyens. Pour le moment tétanisés par leur incapacité à réguler la finance, les Etats s’y soumettent, au lieu de s’appuyer sur les exigences des peuples.

Ce nouvel épisode met en évidence le bien-fondé d’une exigence forte qui prend partout dans le monde : il faut mettre fin à la dictature des marchés financiers pour dynamiser l’économie, créer des emplois stables, augmenter les salaires et soutenir l’investissement productif. Valérie Pécresse, ministre du Budget, annonce : « La France sera au rendez-vous de la réduction de son déficit cette année et l’année prochaine ».

De tels propos, visant à donner des gages aux marchés financiers, témoignent du fait que nos responsables politiques ne veulent pas admettre que les politiques de sauvetage des marchés financiers, mises en place depuis trois ans, sont contre-productives et en opposition à l’intérêt général.

Les programmes d’austérité exigés par les marchés financiers conduisent à la hausse du chômage et de la précarité, pèsent sur les salaires, les pensions et les minima sociaux, donc sur le pouvoir d’achat, et affaiblissent le potentiel de croissance économique. Lire le reste de cet article »