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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en janvier 2012
Présidentielles: la CGT vote contre Nicolas Sarkozy

Mots clés : élections 2011-2012, nicolas sarkozy, présidentielles 2012, front de gauche, cgt, bernard thibault,
A trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, Bernard Thibault a indiqué que la CGT était largement opposée à une réélection du président de la République. « Je veux dire par là que s’agissant du diagnostic concernant le mandat du Président de la république, dans les rangs de la CGT, les choses sont claires. Il y a une grande majorité qui ne souhaite pas la reconduction du Président de la République. »
Bernard Thibault a confirmé sur RTL ce jeudi matin que le syndicat ne donnerait pas de mot d’ordre de vote. « En tant que syndicat qui réunit des adhérents, voire qui influence des sympathisants divers, nous avons conscience d’avoir plusieurs sensibilités politiques dans nos rangs. (…) Une autre chose est d’être dans une posture qui appellerait à soutenir tel ou tel candidat. »
Le leader de la CGT s’est pour autant félicité d’avoir répondu à l’offre de dialogue du Front de gauche, mardi. « En tant que secrétaire général de la CGT, je n’ai pas de chouchou. Et en même temps, en tant que citoyen, comme les autres j’aurai une expression à livrer à l’occasion des élections présidentielles », a -t-il prévenu.
Source confédération
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en novembre 2011
Chômage. L’union locale CGT de Lyon Vaise est « débordée » de travail
« S’il y a du nouveau en ce moment ? Allez faire un tour à l’union locale de Vaise ou à une autre : vous verrez, avec la crise, ils sont submergés de boulot », glissait récemment Pierre Coquan, le responsable de la CGT du Rhône.
Au lendemain de la publication des – mauvais – chiffres du chômage, nous nous sommes donc rendus, hier après-midi, à la permanence juridique quotidienne de cette union locale, située dans un quartier populaire de Lyon, à l’environnement économique varié (industrie, tertiaire, commerces…). Elle couvre le 9 e arrondissement, mais aussi le 5 e, ainsi que les communes – privilégiées- de Tassin et d’Ecully. Les fenêtres décorées d’autocollants rouges du syndicat signalent l’entrée, au rez-de-chaussée d’une HLM. A l’intérieur, code du travail à portée de main, trois conseillers du salarié sont affairés à discuter avec des employés en arrêt maladie ou qui craignent d’être mis à la porte par leur entreprise. Comme cette femme de ménage d’une quarantaine d’années. « Mon patron m’envoie des avertissements pour tenter de me coller une faute sur le dos, il cherche à me virer », affirme-t-elle. Elle observe que « depuis 2010 », la pression est « plus importante ». « Avant, ça n’arrivait pas, mais maintenant, les boîtes se gênent de moins en moins pour vous payer deux heures, quand vous en avez fait quatre ! ». Peut-être une conséquence indirecte des économies voulues par les clients des entreprises de nettoyage. Sagement assise, une chômeuse indemnisée attend son tour. Elle vient se renseigner sur ses droits. Jusqu’à une période récente, elle travaillait comme psychologue dans un cabinet de recrutement qui a coulé « parce qu’il n’a pas résisté face aux plus gros ». « Dans mon cas, je ne me fais pas trop de souci pour retrouver du boulot. Mais ça devient vraiment inquiétant. Dans ce cabinet de recrutement, je travaillais avec Pôle emploi sur les formations « Trajectoires emploi » et on a senti une très forte dégradation chez les seniors : c’est très difficile pour les plus de 45 ans ». Ce constat, c’est aussi celui de Jean-Charles Fouchard, le bouillant secrétaire de cette union locale CGT. A l’étage, dans son bureau où se déploie un grand drapeau cubain frappé du visage de Che Guevara, il se scandalise de voir « de plus en plus de gens dans la m…, que ce soit dans l’aide à domicile, la sécurité ou la restauration ». « Et dans les entreprises, souligne-t-il, les plus anciens sont les premiers à dégager, parce que ce sont ceux qui gagnent le plus. On a eu les chiffres de l’agence Pôle emploi de Tassin : la croissance du chômage chez les plus de 50 ans, c’est à +15, +16 % sur un an ! ». Depuis le début de l’année, et plus encore depuis septembre, il se dit « débordé » par les demandes aux permanences juridiques. « Les boîtes licencient huit personnes par ci, quatre par là, pour éviter d’avoir à faire un plan social. Et beaucoup ne donnent pas à leurs ex-salariés les papiers nécessaires : ils ne peuvent alors rien toucher de Pôle emploi, ce qui est grave. Il faut aller aux prud’hommes et on obtient ce qu’on veut mais ça prend un mois et demi… ». On l’interroge pour finir sur sa vision des prochains mois. Il répond : « Je le sens très mal ».
Nicolas Ballet, Source le Progrès
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en novembre 2011
CHRONIQUES D’AFRIQUE… OU D’AILLEURS
CAMEROUN : LES INTERETS ECONOMIQUES DE LA FRANCE
Pendant que nous avons voté à la première primaire socialiste, les Camerounais ont été aux urnes le 9 octobre 2011, pour le premier tour des élections présidentielles. Symbole de la lutte pour la démocratie sur le continent, le Cameroun de Paul BIYA est un véritable creuset de résignation et de larmes au plan des luttes pour l’amélioration des conditions de vie des populations africaines. Il est le prototype même du pays qui évolue en donnant la nette impression d’avoir emprunté un chemin sans issue. Il a pourtant tout pour réussir : des ressources naturelles à faire pâlir d’envie de nombreux pays, un large panel de ressources humaines dans tous les domaines d’expertise et des cadres de très haute qualité. Il aurait donc pu servir de modèle et de guide à une grande majorité de pays d’Afrique. Mais ses dirigeants semblent avoir choisi de manquer ce précieux rendez-vous avec le progrès : aujourd’hui encore la corruption est exponentielle, les libertés publiques bafouées et la notion de ‘droits humains’ a peu de consistance. Ce ne sont pas les journalistes qui vont nier ce qui paraît une évidence : au Cameroun de BIYA ceux qui font trop bien leur travail et qui dénoncent ce qui s’y passe, ont le sommeil très agité, quant ils ne sont pas tout simplement en sursis ! L’importance de sa diaspora est par ailleurs significative d’un pays qui a peur de la dictature impitoyable du régime en place, mais aussi de la persistance de la misère qui découle de la gestion trouble et calamiteuse du pouvoir d’Etat.
La politique de l’inamovible Paul BIYA est en effet un tissu d’anachronismes, mais l’homme, âgé aujourd’hui de 78 ans, vient donc d’être réélu pour la sixième fois, après 29 ans d’un pouvoir dictatorial sans partage, où les oppositions sont toujours tragiquement muselées. Vingt deux candidats lui avaient pourtant fait face, dont le leader historique de l’opposition camerounaise, John FRUD NDI, président du SDF (Social democratic front) ; mais il était à prévoir que le président se succèderait une fois encore à lui-même. Le régime avait organisé sa reconduction avec la même méthodologie que les fois précédentes : une élection présidentielle à un tour, préparée en quelques semaines seulement, de manière à écarter toutes les oppositions ; et soutenue par la France. Et, malgré les nombreuses fraudes pourtant enregistrées et un large boycott des électeurs camerounais, le Ministre des Affaires Etrangères français Alain Juppé vient de qualifier d’« acceptables » les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’élection présidentielle camerounaise. « . A contretemps de l’Histoire et des promesses hypocrites faites après les révolutions tunisienne et égyptienne, la diplomatie française se compromet à nouveau avec une des dictatures les plus archaïques du continent » (Survie France 13/10/2011). Qu’importent en effet la corruption, la répression, les irrégularités de scrutin, seuls comptent les intérêts politiques et économiques de la France comme par exemple ceux de Vincent Bolloré, acteur incontournable de l’économie camerounaise. « Sa marque Corporate Bolloré Africa Logistics a obtenu la concession du terminal à conteneurs du port de Douala et celle du chemin de fer. Le groupe contrôle aussi, directement ou indirectement, d’immenses plantations de palmiers à huile et d’hévéas. Et mise désormais sur les agrocarburants » (Camer-be 24/10/2011) Lire le reste de cet article »
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en octobre 2011
La « chasse aux pauvres » est ouverte à Nogent-sur-Marne

Le maire UMP de l’opulente municipalité du Val-de-Marne a interdit la fouille des poubelles dans sa commune au nom de la « santé et la tranquillité publique », déclenchant une polémique avec l’opposition municipale et certaines associations qui l’accusent de mener une « chasse aux pauvres ».
« On voit qu’il y a une forme d’escalade de la part du maire. La seule chose qu’il reste maintenant à faire ce serait d’interdire tout simplement la pauvreté à Nogent« , a déclaré le chef de file du groupe PS à la mairie, William Geib, rappelant que le maire n’en était « pas à son coup d’essai ».
Le maire UMP de la ville, Jacques J.P. Martin, tient au standing de sa commune. Un arrêté, entré en vigueur le 1er octobre, prévoit une période probatoire de 3 mois à l’issue de laquelle les contrevenants s’exposent à une interpellation et à une amende de 38 euros. « Depuis plusieurs mois, certaines personnes fouillent les conteneurs et les renversent sur la voie à la recherche d’objets qui pourraient être commercialisés. Il ne s’agit pas de personnes à la recherche de nourriture », a ajouté l’édile, récusant toute « chasse aux pauvres » et assurant que des structures existent dans la commune pour venir en aide aux démunis. L’opposition municipale a dénoncé une mesure « déplorable » et « clientéliste ». Certaines associations sont choquées par ce décret qui, selon elles, va toucher les plus pauvres, qui glanent pour se nourrir. Lire le reste de cet article »
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en octobre 2011
 CHRONIQUES D’AFRIQUE … ET D’AILLEURS
NIGERIA : LA MARQUE INDELEBILE DE SHELL
La mangrove du delta du Niger – au Nigéria – est l’un des écosystèmes les plus admirables de la planète. Seul problème : elle est souillée et régulièrement polluée par des compagnies pétrolières comme Total, Shell, Agip ou Chevron, ainsi que des compagnies pétrolières nigérianes : « La pointe du bateau fend les nappes couleur arc en ciel en avançant dans ce qui ressemble à un cimetière de mangroves. Du pétrole, visible partout dans les cours d’eau sinueux de Bodo, un village du delta du Niger » (cf. blog Le Monde 7/2010)
A elle seule, la compagnie Shell a été responsable des deux marées noires successives de 2008 et 2009, amputant gravement les communautés de pêcheurs, notamment celle de Bodo, de leurs sources de revenus : « Je sors mais je n’attrape rien », dit le pêcheur assis dans une pirogue vide. Il y a 20 ans, il y avait du poisson ici , assure-t-il, tenant à la main une rame couverte d’huile » (cf. blog Le Monde 7/2010). L’impact des nuisances de la région de l’Ogoniland, au cœur du delta du Niger, est tel qu’il avait fait en son temps l’objet de dénonciations virulentes du Mouvement pour la Survie du Peuple Ogoni (MOSOP), dont l’écrivain et président Ken Saro-Wiwa, farouche opposant à la compagnie Shell, a payé de sa vie la défense des intérêts du peuple Ogoni et plus largement de ceux du delta, en étant pendu haut et court par le régime militaire de Sani Abacha, en novembre 1995. Lire le reste de cet article »
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en septembre 2011
CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS
LES FORCATS DU CAOUTCHOUC AU LIBERIA
A Harbel se trouve la plus grande plantation d’hévéas au monde, avec une production estimée en 2010 à 157 000 tonnes, procurant quelques 86 millions de dollars (60 millions d’euros), soit près de 60% des recettes d’exportation du pays. 14000 personnes ont été employées jusqu’à ces toutes dernières années, par la firme américano-japonaise de pneus Firestone-Bridgestone, dans des conditions d’inhumanité les plus indignes qui soit. Un reportage effectué en 2003 par Michaël Zumstein relate une journée de ces ‘forçats du caoutchouc’, qui débute à quatre heures du matin par un badigeonnage des arbres aux pesticides, des produits à la toxicité éprouvée. Puis suit l’entaillage de l’écorce et la récupération goutte à goutte de la sève, le latex. La plupart des travailleurs ne porte ni masque, ni botte, ni lunette, ni aucune protection adéquate. Le “saigneur” doit s’occuper d’un volume d’arbres dans la journée compris entre 650 et 800, quota qu’il doit impérativement respecter sans quoi son salaire sera emputé de trois dollars par jour. Pour satisfaire cette cadence démentielle, le “saigneur” doit nécessairement faire appel à sa femme et à ses enfants (cf. ONG libérienne Impact). “L’épaule de John Mulbah s’est fabriquée une carapace, mais s’enfonce bizarrement en son milieu. Précisément au point d’équilibre où, trois à quatre fois par jour, pèse sur son corps le long balancier lesté de deux seaux remplis de latex. John Mulbah porte les stigmates de l’employé de la plantation d’Harbel…trente-sept pounds, trente-huit pour le second…plus de 60 kilos sur le dos » (cf. Ariane Chemin/le Monde). Dès 7 heures du soir, le dos meurtri, les mains abimées, la lumière est éteinte dans les baraquements insalubres, tandis que “là-haut, les maisons des dirigeants de la plantation, du côté du golf, où viennent jouer des ministres, des personnes des ambassades, des Nations unies, de l’Union européenne », raconte Salomon, le gardien du green » s’allument de leurs pleins feux. Lire le reste de cet article »
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en septembre 2011
Plan d’austérité
Le Gouvernement doit renoncer à taxer les mutuelles
mercredi 7 septembre 2011
La CGT exige le retour à l’exonération des contrats « solidaires et responsables ».
Dans le cadre de son plan d’austérité, le Gouvernement veut doubler la taxe que payent les mutuelles et institutions de prévoyance sur les contrats « solidaires et responsables » en faisant passer son taux de 3,5% à 7%.
Cette mesure se traduira inéluctablement par une nouvelle augmentation des cotisations que payent les assurés sociaux pour leur mutuelle, alors que la politique de maîtrise comptable des dépenses d’assurance maladie se traduit par un transfert croissant des dépenses de l’assurance maladie vers les mutuelles. Cette nouvelle augmentation risque d’empêcher de nombreux salariés et retraités modestes d’adhérer à une mutuelle, ou les conduira à recourir à une protection minimale
Ce projet doit être abandonné. La CGT exige le retour à l’exonération totale de la taxe spéciale sur les conventions d’assurances qui existait jusqu’à fin 2010.
Elle sera disponible pour engager toute action pour obtenir l’abandon de cette mesure inique.
Elle invite ses organisations à porter cette exigence dans le cadre de la journée nationale interprofessionnelle du 11 octobre prochain.
Au-delà, la CGT qui a élaboré des propositions précises en ce sens, entend porter sur le débat la nécessité d’une meilleure organisation de notre système de santé, en lien avec l’indispensable réforme du financement de la Sécurité sociale.
Source CGT
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en août 2011
13.5% de la population vit sous le seuil de pauvreté (Insee)
Vivre avec moins de 954 euros…
Selon une étude de l’Insee publiée ce mardi 30 août, quelques 8.2 millions de personnes vivaient en 2009 sous le seuil de pauvreté en raison de la crise. « L’augmentation du nombre de personnes pauvres peut être rapprochée de la hausse du chômage induite par la crise » déclenchée en 2008, commente l’Insee qui confirme aussi que les inégalités se creusent entre les Français les plus modestes et les plus aisés.Ainsi, « le niveau de vie des 10% des personnes les plus modestes (premier décile) est inférieur à 10.410 euros annuels, en baisse de 1,1% par rapport à 2008″.
Pire, « alors que l’évolution moyenne annuelle relevée entre 2005 et 2008 pour chacun des quatre premiers déciles était d’environ +2%, la tendance s’inverse entre 2008 et 2009 : en euros constants, les quatre premiers déciles diminuent », poursuit l’étude. Qui plus est, les personnes pauvres le sont encore plus qu’en 2008 : l’intensité de la pauvreté (l’écart entre le niveau de vie médian des personnes pauvres et le seuil de pauvreté) passe de 18,5 à 19%, note encore l’Insee.
Quant aux 10% les plus aisés, dont le revenu est supérieur à 35.840 euros annuels, ils ont vu leur revenu croître de 0,7% de plus qu’en 2008, marquant néanmoins « un ralentissement dans la progression ».
« Au total, commente l’Insee, le contexte de crise économique se répercute sur l’ensemble des ménages, mais ce sont les plus modestes qui sont les plus touchés ». Les privés d’emploi sont ainsi en 2009 plus représentés dans les couches les plus modestes.
Source CGT
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en août 2011
CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS
DECIDEMENT ON N’EN FINIRA PAS DE MOURIR POUR LES DROITS DE L’HOMME
Le conseiller de la République et expert en développement, Roland Désiré Aba’a vient d’entrer en grève illimitée de la faim, titre le media Afrik.com du 23 juillet 2011, pour exiger l’annulation de la dette que le Gabon a contracté auprès dela France. Interrogé par un journaliste, l’expert répond que son pays, considéré comme riche au plan international est en réalité dans une triste situation au plan local : misère sociale, maladie, malnutrition, économie calamiteuse etc…Les études conduites pour connaître les raisons de cette situation ont démontré que les principaux facteurs de paupérisation sont directement issus des accords de coopération menés entre la France et le Gabon. Ces accords mettent en effet en exergue le contrôle total de la France sur les richessses du sol et du sous-sol gabonais, une mainmise qui rend peu favorable le développement du pays. De plus, le Gabon est « assujetti à la France sur tout programme et projet de développement et même dans l’achat des biens et services » (cf. propos de Désiré Aba’a). L’autre facteur réside dans la répartition des revenus de l’industrie extractive, qui ne bénéficie au Gabon qu’au faible niveau de 0,3 % de la valeur internationale de tous les revenus de cette industrie. Enfin, le remboursement de la dette à la France, contractée depuis les indépendances, est sans aucun doute le facteur prééminent de la misère sociale du pays. L’annulation de cette dette permettrait pourtant au Gabon de pouvoir sortir du sous-développement et d’entamer enfin sa reconstruction économique et sociale, mais les intérêts des pays occidentaux obèrent toujours ce vœu légitime. La France se dit pourtant prête à revoir ses accords de coopération mais à condition que ce soit le Gabon qui en formule la demande. Pour le moment celui-ci n’a pas ouvert la bouche. Lire le reste de cet article »
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en août 2011
Il faut en finir avec la dictature des marchés financiers
Source confédération
lundi 8 août 2011
Les marchés financiers sont de nouveau secoués. Cette fois-ci la cause en est la dégradation de la note par l’agence de notation Standard & Poor’s des obligations émises par l’Etat américain.
Après les mêmes pratiques récentes sur des Etats européens, une agence de notation se permet de risquer de fortes secousses avec des conséquences qui peuvent être lourdes sur l’économie réelle, la croissance, l’emploi, les salaires …
Une fois de plus, des officines privées se permettent de juger et de tenter de changer, par pressions des marchés financiers, la politique économique de pays (dont aujourd’hui celle des Etats-Unis, première économie mondiale) vers toujours plus d’austérité. Elles s’arrogent un rôle qui doit être celui des Etats sous contrôle démocratique de leurs citoyens. Pour le moment tétanisés par leur incapacité à réguler la finance, les Etats s’y soumettent, au lieu de s’appuyer sur les exigences des peuples.
Ce nouvel épisode met en évidence le bien-fondé d’une exigence forte qui prend partout dans le monde : il faut mettre fin à la dictature des marchés financiers pour dynamiser l’économie, créer des emplois stables, augmenter les salaires et soutenir l’investissement productif. Valérie Pécresse, ministre du Budget, annonce : « La France sera au rendez-vous de la réduction de son déficit cette année et l’année prochaine ».
De tels propos, visant à donner des gages aux marchés financiers, témoignent du fait que nos responsables politiques ne veulent pas admettre que les politiques de sauvetage des marchés financiers, mises en place depuis trois ans, sont contre-productives et en opposition à l’intérêt général.
Les programmes d’austérité exigés par les marchés financiers conduisent à la hausse du chômage et de la précarité, pèsent sur les salaires, les pensions et les minima sociaux, donc sur le pouvoir d’achat, et affaiblissent le potentiel de croissance économique. Lire le reste de cet article »
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