dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en juillet 2010

Victoire pour les salariés de Paul

 

La direction de la chaîne de boulangeries a accepté de garantir le maintien du statut des salariés.

Après treize jours de grève, les 28 employés de la boulangerie Paul de Drancy, en Seine-Saint-Denis, ont obtenu gain de cause. La grève avait débuté le 9 juillet, à la suite de l’annonce du passage du magasin en location-gérance et du changement de statut des salariés. La présence d’un nouveau gérant qui multipliait les menaces de licenciement et tentait de faire appliquer ses méthodes de travail inspirées tout droit de chez McDonald’s avait mis le feu aux poudres. D’autant que le nouveau statut des salariés impliquait la perte des primes, de la convention collective, et de la participation de l’employeur au financement de la mutuelle.

Après une manifestation rassemblant une cinquantaine de personnes le 21 juillet, les salariés ont décidé d’occuper la boulangerie nuit et jour, jusqu’à ce que la direction entende leurs revendications (lire notre édition du 21 juillet). Une méthode qui a fait ses preuves, puisque deux jours plus tard la direction et les salariés signaient un protocole de fin de conflit avec la médiation de l’inspection du travail.

Le locataire-gérant a été sommé de quitter la boulangerie et sera remplacé par un manager de chez Paul pendant quelque temps. Les primes, la convention collective et le financement de la mutuelle seront maintenus. Enfin, l’ensemble des activités du site de Drancy seront maintenues et les salariés sont assurés, pour la durée d’un an, de réintégrer le groupe Paul si la boulangerie de Drancy connaît des problèmes économiques. Si le magasin ne parvient pas à faire de profits avant un an, alors le groupe Paul le récupérera et annulera la location-gérance.

Une victoire en demi-teinte cependant, puisque le passage en franchise aura bel et bien lieu. Rachid Fellah, délégué du personnel, se dit « satisfait, mais pas à 100 % ». Un nouveau locataire-gérant pourrait faire son arrivée, mais il devra respecter les engagements pris par la direction de Paul.

Aude Fredouelle

Source Humanité



dans (INFO de la CGT) par Jean-Charles Fouchard en juillet 2010

Général Motors

La Cgt refuse le marché de dupes

mardi 27 juillet 2010

Déclaration commune de la Cgt et de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie

La CGT et sa Fédération des Travailleurs de la Métallurgie dénoncent les agressions verbales et physiques dont sont victimes, ces derniers jours, les élus CGT de Général Motors.

Après avoir pratiqué le chantage à l’emploi et le mépris vis à vis des salariés, la direction s’en prend physiquement aux militants de la CGT.

C’est inadmissible !!!

Refusant la position prise par la CGT, la Direction utilise tous les moyens pour faire craquer les élus. Quelques exemples :
 Elus séquestrés pendant plusieurs heures dans le local syndical
 Des menaces proférées dans l’entreprise et en dehors de l’entreprise :
 » On va te faire la peau ! »  » Tu à jusqu’à mercredi pour signer sinon…. » etc. Voilà ce que subissent au quotidien les élus CGT.

Dans ces méthodes délictueuse d’intimidation des directions générale et locale de Général Motors pour casser les mouvements sociaux, on retrouve les vieilles pratiques utiliser en son temps chez Berliet ou Citroën. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en juillet 2010

Pénibilité : des salariés témoignent

« On sera bien obligé de subir les nuisances sonores jusqu’à 62 ans. » Jean-Michel Forveille est électricien de maintenance chez Peugeot-Poissy. La pénibilité, il la vit au quotidien : d’abord le bruit assourdissant des machines, les vibrations, le mal de dos et pendant longtemps, l’amiante. L’usine fonctionne en 3X8 avec une équipe de nuit et une équipe VSD (vendredi samedi dimanche) volontaires. A 53 ans et depuis trente-quatre ans dans l’entreprise, Jean-Michel a arrêté de se porter volontaire pour le travail de nuit, même si cette tranche horaire est mieux payée. « Bien trop contraignant et de plus en plus difficile à supporter avec l’âge. » Mais il continue à travailler avec des horaires alternants (6h30-14h30 ou 14h30-22h30).  Né en 1957, à un an près, il est obligé de faire deux années supplémentaires avec la réforme. « Partir à 60 ans, c’était déjà dur mais à 62, je ne vous dit pas ! » Aujourd’hui, la plupart des ouvriers de sa branche quittent l’entreprise avant 60 ans.

Chez Valéo, où la main d’œuvre est majoritairement féminine, la situation est similaire. Usées, les employées redoutent le passage à 62 ans. Le 24 juin dernier, 40 % du personnel est allé manifester contre la réforme des retraites. « Même avant 40 ans, se lever à 3 heures du matin est excessivement pénible, témoigne une salariée qui souhaite garder l’anonymat. Chez nous, ce sont principalement les membres supérieurs qui sont touchés (bras, épaules…) du fait des tâches répétitives. » ajoute-t-elle. Le même geste effectué toute la journée, à une cadence de plus en plus soutenue, génère des troubles musculaires. La station debout créé des maux de dos, mais ceux-ci ne sont toujours pas reconnus comme maladie professionnelle. « Malgré tout, le taux d’absentéisme baisse, car notre employeur a mis en place un contrôle des salariés » : un médecin peut se rendre chez eux pour vérifier leur état de santé. « Nous sommes soumis à des rythmes de travail très élevés (55 secondes pour une pièce). Le temps de travail a baissé, mais pas la productivité. » Les opérateurs « tournants », qui se déplacent avec la machine, piétinent toute la journée. Au-delà de la fatigue, ils sont parfois les uns sur les autres, cela peut créer des tensions entre les salariés. Pendant les chaleurs estivales, pas de climatisation dans les ateliers : il fait jusqu’à 35 degrés. « Après ça, penser qu’on va sortir à 62 ans (et même 67, si on le souhaite!) au lieu de 60, c’est terrible. On en rit mais c’est à pleurer. » Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en juillet 2010

FNME-CGT : le Réseau de Transport d’Électricité (RTE) est la propriété de la Nation, il doit le rester

 Depuis de nombreux mois, des informations diverses circulent concernant de possibles cessions d’actifs d’EDF afin de répondre à ses besoins de financement, en particulier du Réseau de Transport Electrique français, RTE. Si la CGT n’a pas pour habitude de commenter les rumeurs, la question récurrente de l’éventualité de l’évolution patrimoniale de RTE amène la FNME-CGT à réaffirmer sa position en la matière.

En effet, le Réseau de Transport d’Electricité a été filialisé. Il est aujourd’hui 100 % propriété d’EDF. La France est d’ailleurs intervenue avec l’Allemagne, auprès de la commission Européenne pour que la transposition de la troisième directive européenne concernant les réseaux de transport permette de conserver le modèle RTE.

La FNME-CGT considère que l’organisation intégrée de l’entreprise (production, transport, distribution, commercialisation) pour un produit qui se stocke peu et se transporte mal constitue l’optimum technico-économique. La CGT rappelle les positions qu’elle a toujours défendues. Le RTE doit rester filiale d’EDF 100 % publique. Nous sommes opposés à toute ouverture du capital et à toute cession d’actif. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en juillet 2010

CHRONIQUES D’AFRIQUE… ET D’AILLEURS 

SOUS LA BOTTE DES DICTATEURS D’AFRIQUE : LES PAVES PARISIENS

 Les pavés parisiens verront défiler ce 14 juillet tous les plus grands dictateurs africains, invités par l’Elysée, pour raviver parait-il la mémoire des Indépendances. Cependant, rien n’a évolué depuis la décolonisation et les réseaux africains, modernement baptisés « Françafrique », sont toujours présents, malgré les vigoureux démentis de l’Elysée, qui affirme haut et fort ne plus rien à voir avec…çà.

Pourtant, aidés par la France, la plupart de ces chefs d’Etat qui défileront sous la bannière ‘bleu, blanc, rouge’, emblême national de la France de ces deux derniers siècles, qui symbolisa la répression du peuple insurgé et la victoire pour la liberté, sont ceux-mêmes qui réduisent encore leur peuple à la plus tragique dimension humaine : une impitoyable misère. L’Afrique « d’en bas » n’a jamais valu grand-chose, que ce soit du temps des colonies ou aujourd’hui, puisque la France se targue plus que jamais de conserver une amitié toute particulière avec ces hôtes d’un goût douteux, amitié d’ailleurs jamais démentie tout au long des présidences successives ; ainsi ce sont des Sassou N’Guesso (Congo Brazaville), Biya (Cameroun), Compaoré (burkina Faso), Gnassingbé (Togo), Déby (Tchad), tous ayant commis des massacres délibérés sur leur peuple, torturés, emprisonnés, qui viendront s’assurer du soutien indéfectible de la France amie. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en juillet 2010

CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS

 ULTRALIBERALISME : les nouveaux rrrrrrrrrrrrrrrrusses boostent l’économie française !

 Les « novarichs », les nouveaux tsars de la Russie moderne ont envahi les lieux ultra-mondains de Paris, après ceux de Courchevel ou de la Côte d’Azur, à la recherche du grand luxe et des paillettes. Car pour ces nouveaux magnats du gaz ou du pétrole qui veulent être dans la lumière, être vu s’acquiert par le rang social mais aussi et surtout, en dépensant des sommes faramineuses : peu importe le goût ou la qualité, il y a un impératif incontournable quand on veut être vu, c’est acheter et acheter très très cher ;

 Au diable l’avarice mais aussi la morale et les valeurs ! Au-delà de toute proportion, on assiste à des gaspillages de toutes sortes et de toute nature, dans lesquels l’argent ne sert plus à acheter les biens utiles aux nécessités du quotidien, mais à combler des plaisirs totalement artificiels, immédiats et fugitifs. On est là dans l’ultra-libéralisme mondain, issu d’une économie du même nom, de plus en plus agressive, qui gangrène nos sociétés occidentales, où les uns travaillent à produire pour que d’autres puissent se vautrer dans la luxure et le stupre. Il faut nécessairement qu’il y ait beaucoup de pauvres pour que l’on trouve cette frange de riches-richissimes qui peuvent tout s’offrir : cela ressort des mathématiques les plus simples. Tant pis pour la vertu, tant pis pour la morale, tant pis pour l’humain, il faut que l’argent flambe et il faut jouir à tout prix : ‘Carrrrrpe diem’ aurait dit Horace, en roulant au passage les ‘r’ à la russe. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en juillet 2010

CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS

UNE BONNE IDEE

 Sur le Rocher monégasque, on vient d’annoncer le mariage d’Albert de Monaco, pour l’an prochain ; depuis longtemps déjà les journalistes du Gotha s’affairent autour de la promise, une belle nageuse sud-africaine qui va régénérer le sang des Grimaldi assure-t-on dans les chateaux et chaumières. Yatchs amarés collés-serrés, rolls royce ou voitures de sport à tous les carrefours, palaces qui se touchent : au-delà du luxe on est dans le pur voyeurisme d’une richesse ostentatoire qui s’étale à l’envie. Il est vrai que le Gotha c’est l’usine à conte de fée, et là, on est en plein dedans ! Allez, ne soyons pas mauvais joureurs, souhaitons aux heureux tourtereaux, comme il se doit, beaucoup d’enfants !

 Sauf que, de l’autre côté, dans le monde d’où vient la Promise, dans les townships d’Afrique du Sud, on tire à balles en caoutchouc et on envoie des gaz lacymogènes sur de pauvres gens qui réclament tout simplement de meilleurs services publics : de l’eau, des logements décents, le courant électrique ou l’accès aux soins de santé minimum. Au bas mot, sept millions d’habitants sur les quarante-quatre que compte ce pays vivent toujours dans les quartiers installés par la ségrégation héritée de l’Apartheid, véritables ilôts de misère et de pauvreté, parcourus par le banditisme, l’alcool et la délinquance, seules échappatoires pour des humains qui n’en ont plus que le nom. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en juin 2010

CHRONIQUES D’AFRIQUE….ET D’AILLEURS

 LA SUPPRESSION DES CHASSES PRESIDENTIELLES : l’Etat a de grands sentiments !

 On savait Giscard d’Estaing passionné par la chasse aux grands fauves en Afrique, on savait moins qu’existait encore les chasses présidentielles, vestige d’un empire colonial qui a laissé exsangue l’Afrique et auquel la bourgeoisie française s’accrochait désespérément, ses intérêts financiers étant directement liés aux colonies et à l’exploitation de la misère. Aujourd’hui, symbole d’une France qui fut riche mais qui ne l’est plus, ces chasses sportives contrastaient trop, au goût du Président de la République, avec le nouveau paysage des restrictions imposées aux Français ; Sarkhozy vient d’y mettre bon ordre…. L’Etat a décidément de grands sentiments !

 A l’instar de De Gaulle qui fut présenté, en son temps, comme un génial décolonisateur par ses panégyristes, Sarkhozy souhaitait à n’en pas douter se présenter à la France comme un génial gestionnaire des dépenses, celui qui veille avec attention à la chose publique. Mais en promulguant -avec une certaine dose d’hypocrisie- l’arrêt des chasses sportives présidentielles, ce sont les restrictions à venir qu’il faut lire en filigrane, et une bonne dose de souffrance pour les travailleurs et les ouvriers. Que l’on ne s’y trompe pas : la suppression des chasses sportives présidentielles n’est rien d’autre que l’arbre qui cache la forêt. Lire le reste de cet article »



dans (INFO de la CGT) par Jean-Charles Fouchard en juin 2010

Un mensonge et quatre omissions !

mercredi 30 juin 2010

Finalement pas aussi sûr de lui, le gouvernement utilise 22 millions de deniers publics pour une campagne de communication, dont quatre pages dans la presse, pour convaincre du bien-fondé de sa réforme.

La fin justifiant, selon lui, les moyens, il n’hésite pas à manier le mensonge et l’omission dans ces 4 pages de propagande.

Florilège :

• Tous les salariés qui ont commencé leur vie professionnelle avant 18 ans continueront de partir à la retraite à 60 ans. Il s’agit là d’un pur mensonge : seuls les salariés qui auront totalisé un nombre de trimestres cotisés très élevé, sans période de chômage et d’inactivité, seraient concernés. Exemple, un salarié ayant commencé à travailler à 17 ans, totalisant 160 trimestres cotisés et 10 trimestres assimilés (par exemple chômage), ne bénéficierait pas de ces dispositions.

• L’âge de la retraite à taux plein en Allemagne est de 67 ans. Première omission : il sera de 67 ans en …2029. De plus, il n’est pas comparable avec l’âge d’ouverture des droits en France.

• Pour les femmes : avec la réforme, la période de maternité sera désormais intégrée dans le calcul des droits à la retraite. Seconde omission : seuls les congés maternité qui débuteront après le 1er janvier 2012 seront pris en compte. Autrement dit, cette mesure ne sera opérationnelle que pour les retraites qui seront prises à partir de … 2040. Lire le reste de cet article »



dans (INFO de la CGT) par Jean-Charles Fouchard en juin 2010

CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS

LA TETE DU ROI

 On l’aura compris : ces Sommets, comme les précédents, n’auront servi qu’à réunir les amis, et à refaire une fois de plus le monde, pas mieux et même beaucoup moins bien qu’on ne le ferait sur un coin de comptoir. En effet, que ressort-il de cette grande mascarade à laquelle on vient d’assister : aucune taxation des banques (trois pays seulement proposent cette mesure) ; aucun dispositif sérieux sur l’évasion fiscale et les paradis du même nom ; pas de mesure concrète sur l’aide au développement. Il est dit que chacun procèdera à sa façon pour juguler la crise … Les intérêts des transnationales imposent de continuer, comme si de rien n’était, la folle course au consummérisme, la course irrationnelle à la croissance, qui est en train de mettre à mal les peuples les plus fragiles et à saigner les nations les plus endettées.

 En France, l’objectif intangile est de réduire de huit à six points les déficits publics en agissant sur toutes les sources de dépenses. Scandale parmi tant d’autres, la FIFA dont les bénéfices se chiffrent par milliards, échappe à l’impôt. Les très hauts revenus obtiennent un reversement de l’Etat ; le bouclier fiscal cache la forêt des privilèges et autres niches. Certaines des plus grandes fortunes du pays ne se s’acquittent que partiellement de l’impôt dû, même si elles « le valent bien » et on semble découvrir cela aujourd’hui… Lire le reste de cet article »