dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en janvier 2012
Présidentielles: la CGT vote contre Nicolas Sarkozy

Mots clés : élections 2011-2012, nicolas sarkozy, présidentielles 2012, front de gauche, cgt, bernard thibault,
A trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, Bernard Thibault a indiqué que la CGT était largement opposée à une réélection du président de la République. « Je veux dire par là que s’agissant du diagnostic concernant le mandat du Président de la république, dans les rangs de la CGT, les choses sont claires. Il y a une grande majorité qui ne souhaite pas la reconduction du Président de la République. »
Bernard Thibault a confirmé sur RTL ce jeudi matin que le syndicat ne donnerait pas de mot d’ordre de vote. « En tant que syndicat qui réunit des adhérents, voire qui influence des sympathisants divers, nous avons conscience d’avoir plusieurs sensibilités politiques dans nos rangs. (…) Une autre chose est d’être dans une posture qui appellerait à soutenir tel ou tel candidat. »
Le leader de la CGT s’est pour autant félicité d’avoir répondu à l’offre de dialogue du Front de gauche, mardi. « En tant que secrétaire général de la CGT, je n’ai pas de chouchou. Et en même temps, en tant que citoyen, comme les autres j’aurai une expression à livrer à l’occasion des élections présidentielles », a -t-il prévenu.
Source confédération
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TVA sociale (source Confédération)
TVA anti-sociale
jeudi 5 janvier 2012
Au moment même où la CGT était reçue ce matin par Xavier BERTRAND, en vue de la préparation du sommet « social » du 18 janvier prochain, le Premier Ministre annonçait de son côté qu’un projet de loi sera examiné en février et le Parlement convoqué en session extraordinaire.
Or, sur la TVA « sociale », le Ministre du Travail affirme qu’aucun dispositif précis n’est déterminé. A quoi va réellement servir le sommet dit social ? Ne s’agit-il pas tout simplement d’un nouveau plan de communication du président … ou sommet anti-social.
Pour la CGT, cette mesure est une arnaque, une mesure anti-sociale. L’augmentation de la TVA aura un effet négatif sur le pouvoir d’achat de toute la population. De plus, la TVA, dont l’impact est plus fort pour les bas revenus que pour les hauts revenus, est particulièrement inégalitaire. Cela va aussi réduire la croissance et amplifier la crise.
L’instauration de cette TVA anti-sociale ne vise qu’à répondre à une préconisation patronale de transférer 80% de cotisations sociales sur le contribuable et le consommateur.
Pour la CGT, il y a d’autres solutions pour sortir de la crise, entre autre :
Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux ;
Réformer la fiscalité en profondeur ;
Contrôler les aides publiques aux entreprises ;
Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires.
Face au chantage sur les droits sociaux, la CGT appelle les salariés à faire du 18 janvier prochain une journée d’action interprofessionnelle en se mobilisant sous toutes les formes, pour se faire entendre du patronat et du gouvernement
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en novembre 2011
Chômage. L’union locale CGT de Lyon Vaise est « débordée » de travail
« S’il y a du nouveau en ce moment ? Allez faire un tour à l’union locale de Vaise ou à une autre : vous verrez, avec la crise, ils sont submergés de boulot », glissait récemment Pierre Coquan, le responsable de la CGT du Rhône.
Au lendemain de la publication des – mauvais – chiffres du chômage, nous nous sommes donc rendus, hier après-midi, à la permanence juridique quotidienne de cette union locale, située dans un quartier populaire de Lyon, à l’environnement économique varié (industrie, tertiaire, commerces…). Elle couvre le 9 e arrondissement, mais aussi le 5 e, ainsi que les communes – privilégiées- de Tassin et d’Ecully. Les fenêtres décorées d’autocollants rouges du syndicat signalent l’entrée, au rez-de-chaussée d’une HLM. A l’intérieur, code du travail à portée de main, trois conseillers du salarié sont affairés à discuter avec des employés en arrêt maladie ou qui craignent d’être mis à la porte par leur entreprise. Comme cette femme de ménage d’une quarantaine d’années. « Mon patron m’envoie des avertissements pour tenter de me coller une faute sur le dos, il cherche à me virer », affirme-t-elle. Elle observe que « depuis 2010 », la pression est « plus importante ». « Avant, ça n’arrivait pas, mais maintenant, les boîtes se gênent de moins en moins pour vous payer deux heures, quand vous en avez fait quatre ! ». Peut-être une conséquence indirecte des économies voulues par les clients des entreprises de nettoyage. Sagement assise, une chômeuse indemnisée attend son tour. Elle vient se renseigner sur ses droits. Jusqu’à une période récente, elle travaillait comme psychologue dans un cabinet de recrutement qui a coulé « parce qu’il n’a pas résisté face aux plus gros ». « Dans mon cas, je ne me fais pas trop de souci pour retrouver du boulot. Mais ça devient vraiment inquiétant. Dans ce cabinet de recrutement, je travaillais avec Pôle emploi sur les formations « Trajectoires emploi » et on a senti une très forte dégradation chez les seniors : c’est très difficile pour les plus de 45 ans ». Ce constat, c’est aussi celui de Jean-Charles Fouchard, le bouillant secrétaire de cette union locale CGT. A l’étage, dans son bureau où se déploie un grand drapeau cubain frappé du visage de Che Guevara, il se scandalise de voir « de plus en plus de gens dans la m…, que ce soit dans l’aide à domicile, la sécurité ou la restauration ». « Et dans les entreprises, souligne-t-il, les plus anciens sont les premiers à dégager, parce que ce sont ceux qui gagnent le plus. On a eu les chiffres de l’agence Pôle emploi de Tassin : la croissance du chômage chez les plus de 50 ans, c’est à +15, +16 % sur un an ! ». Depuis le début de l’année, et plus encore depuis septembre, il se dit « débordé » par les demandes aux permanences juridiques. « Les boîtes licencient huit personnes par ci, quatre par là, pour éviter d’avoir à faire un plan social. Et beaucoup ne donnent pas à leurs ex-salariés les papiers nécessaires : ils ne peuvent alors rien toucher de Pôle emploi, ce qui est grave. Il faut aller aux prud’hommes et on obtient ce qu’on veut mais ça prend un mois et demi… ». On l’interroge pour finir sur sa vision des prochains mois. Il répond : « Je le sens très mal ».
Nicolas Ballet, Source le Progrès
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Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, dénoncent fermement les plans d’austérité et de rigueur décidés et imposés par le gouvernement.
L’austérité en France et en Europe n’est pas la solution à la crise. Au contraire, elle risque d’entraîner la récession.
Le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales. Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales
Après la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres.
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA décident d’agir ensemble pour s’opposer à ces mesures et obtenir d’autres solutions. Avec un appel commun, elles s’adresseront aux salariés pour interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d’entreprises dans la période du 1er au 15 décembre. Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements.
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se retrouveront rapidement après le 15 décembre, afin d’en tirer le bilan et d’envisager, ensemble, de nouvelles initiatives en janvier.
Montreuil, le 18 novembre 2011
Source Confédération
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en novembre 2011
CHRONIQUES D’AFRIQUE… OU D’AILLEURS
CAMEROUN : LES INTERETS ECONOMIQUES DE LA FRANCE
Pendant que nous avons voté à la première primaire socialiste, les Camerounais ont été aux urnes le 9 octobre 2011, pour le premier tour des élections présidentielles. Symbole de la lutte pour la démocratie sur le continent, le Cameroun de Paul BIYA est un véritable creuset de résignation et de larmes au plan des luttes pour l’amélioration des conditions de vie des populations africaines. Il est le prototype même du pays qui évolue en donnant la nette impression d’avoir emprunté un chemin sans issue. Il a pourtant tout pour réussir : des ressources naturelles à faire pâlir d’envie de nombreux pays, un large panel de ressources humaines dans tous les domaines d’expertise et des cadres de très haute qualité. Il aurait donc pu servir de modèle et de guide à une grande majorité de pays d’Afrique. Mais ses dirigeants semblent avoir choisi de manquer ce précieux rendez-vous avec le progrès : aujourd’hui encore la corruption est exponentielle, les libertés publiques bafouées et la notion de ‘droits humains’ a peu de consistance. Ce ne sont pas les journalistes qui vont nier ce qui paraît une évidence : au Cameroun de BIYA ceux qui font trop bien leur travail et qui dénoncent ce qui s’y passe, ont le sommeil très agité, quant ils ne sont pas tout simplement en sursis ! L’importance de sa diaspora est par ailleurs significative d’un pays qui a peur de la dictature impitoyable du régime en place, mais aussi de la persistance de la misère qui découle de la gestion trouble et calamiteuse du pouvoir d’Etat.
La politique de l’inamovible Paul BIYA est en effet un tissu d’anachronismes, mais l’homme, âgé aujourd’hui de 78 ans, vient donc d’être réélu pour la sixième fois, après 29 ans d’un pouvoir dictatorial sans partage, où les oppositions sont toujours tragiquement muselées. Vingt deux candidats lui avaient pourtant fait face, dont le leader historique de l’opposition camerounaise, John FRUD NDI, président du SDF (Social democratic front) ; mais il était à prévoir que le président se succèderait une fois encore à lui-même. Le régime avait organisé sa reconduction avec la même méthodologie que les fois précédentes : une élection présidentielle à un tour, préparée en quelques semaines seulement, de manière à écarter toutes les oppositions ; et soutenue par la France. Et, malgré les nombreuses fraudes pourtant enregistrées et un large boycott des électeurs camerounais, le Ministre des Affaires Etrangères français Alain Juppé vient de qualifier d’« acceptables » les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’élection présidentielle camerounaise. « . A contretemps de l’Histoire et des promesses hypocrites faites après les révolutions tunisienne et égyptienne, la diplomatie française se compromet à nouveau avec une des dictatures les plus archaïques du continent » (Survie France 13/10/2011). Qu’importent en effet la corruption, la répression, les irrégularités de scrutin, seuls comptent les intérêts politiques et économiques de la France comme par exemple ceux de Vincent Bolloré, acteur incontournable de l’économie camerounaise. « Sa marque Corporate Bolloré Africa Logistics a obtenu la concession du terminal à conteneurs du port de Douala et celle du chemin de fer. Le groupe contrôle aussi, directement ou indirectement, d’immenses plantations de palmiers à huile et d’hévéas. Et mise désormais sur les agrocarburants » (Camer-be 24/10/2011) Lire le reste de cet article »
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dans ( Non classé) par Jean-Charles Fouchard en octobre 2011
CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS
PARRAINAGE D’ENFANTS CENTRAFRICAINS : UNE URGENCE
Vous me connaissez un peu à travers mes chroniques africaines. Aujourd’hui j’ai envie de m’adresser à vous pour une cause que je défends et qui fait partie du programme de l’association « Femmes Vivantes » dont je suis présidente-fondatrice depuis 1995. Il s’agit du parrainage d’enfants de Centrafrique, un pays presque totalement oublié des projets et des financements. Dans sa capitale, Bangui, nombreux sont les enfants orphelins de père ou de mère, ou orphelins « totaux », dont les parents ont été décimés par le Sida, le paludisme, la drépanocytose, ou autres maladies. Les soins et les médicaments font défaut, particulièrement pour les familles qui n’ont pas les moyens de les acheter, et la plupart des familles banguissoises n’ont aucun moyen. Le pays est l’avant dernier sur l’échelle de l’Indice du Développement Humain et l’espérance de vie à la naissance est actuellement de 45 ans.
« Femmes Vivantes » développe, particulièrement dans ce pays, des micro projets en direction des enfants et des femmes en situation d’urgence, mais, d’une manière générale, pour les populations en extrême dénuement. Elle n’a, pour agir, aucun fonds institutionnel, et n’est aidé actuellement par aucun sponsor ni mécénat d’entreprise. « Femmes Vivantes » se débrouille comme elle peut à réunir les quelques fonds privés qui permettront de mettre en œuvre les actions modestes qu’elle développe avec les partenaires locaux. Lire le reste de cet article »
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en octobre 2011
La « chasse aux pauvres » est ouverte à Nogent-sur-Marne

Le maire UMP de l’opulente municipalité du Val-de-Marne a interdit la fouille des poubelles dans sa commune au nom de la « santé et la tranquillité publique », déclenchant une polémique avec l’opposition municipale et certaines associations qui l’accusent de mener une « chasse aux pauvres ».
« On voit qu’il y a une forme d’escalade de la part du maire. La seule chose qu’il reste maintenant à faire ce serait d’interdire tout simplement la pauvreté à Nogent« , a déclaré le chef de file du groupe PS à la mairie, William Geib, rappelant que le maire n’en était « pas à son coup d’essai ».
Le maire UMP de la ville, Jacques J.P. Martin, tient au standing de sa commune. Un arrêté, entré en vigueur le 1er octobre, prévoit une période probatoire de 3 mois à l’issue de laquelle les contrevenants s’exposent à une interpellation et à une amende de 38 euros. « Depuis plusieurs mois, certaines personnes fouillent les conteneurs et les renversent sur la voie à la recherche d’objets qui pourraient être commercialisés. Il ne s’agit pas de personnes à la recherche de nourriture », a ajouté l’édile, récusant toute « chasse aux pauvres » et assurant que des structures existent dans la commune pour venir en aide aux démunis. L’opposition municipale a dénoncé une mesure « déplorable » et « clientéliste ». Certaines associations sont choquées par ce décret qui, selon elles, va toucher les plus pauvres, qui glanent pour se nourrir. Lire le reste de cet article »
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en octobre 2011
 CHRONIQUES D’AFRIQUE … ET D’AILLEURS
NIGERIA : LA MARQUE INDELEBILE DE SHELL
La mangrove du delta du Niger – au Nigéria – est l’un des écosystèmes les plus admirables de la planète. Seul problème : elle est souillée et régulièrement polluée par des compagnies pétrolières comme Total, Shell, Agip ou Chevron, ainsi que des compagnies pétrolières nigérianes : « La pointe du bateau fend les nappes couleur arc en ciel en avançant dans ce qui ressemble à un cimetière de mangroves. Du pétrole, visible partout dans les cours d’eau sinueux de Bodo, un village du delta du Niger » (cf. blog Le Monde 7/2010)
A elle seule, la compagnie Shell a été responsable des deux marées noires successives de 2008 et 2009, amputant gravement les communautés de pêcheurs, notamment celle de Bodo, de leurs sources de revenus : « Je sors mais je n’attrape rien », dit le pêcheur assis dans une pirogue vide. Il y a 20 ans, il y avait du poisson ici , assure-t-il, tenant à la main une rame couverte d’huile » (cf. blog Le Monde 7/2010). L’impact des nuisances de la région de l’Ogoniland, au cœur du delta du Niger, est tel qu’il avait fait en son temps l’objet de dénonciations virulentes du Mouvement pour la Survie du Peuple Ogoni (MOSOP), dont l’écrivain et président Ken Saro-Wiwa, farouche opposant à la compagnie Shell, a payé de sa vie la défense des intérêts du peuple Ogoni et plus largement de ceux du delta, en étant pendu haut et court par le régime militaire de Sani Abacha, en novembre 1995. Lire le reste de cet article »
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Retraite
Age de la retraite : la fuite en avant !
vendredi 23 septembre 2011
Non content d’avoir imposé une réforme injuste et inefficace en 2010 qui produit déjà des dégâts, notamment en termes de chômage, le Premier ministre, indique qu’il faudrait maintenant s’aligner sur l’Allemagne en ce qui concerne l’âge de départ à la retraite. Dans ce pays, celui-ci passera progressivement à 67 ans en 2029.
Cette fuite en avant ne règlerait pourtant rien, bien au contraire. Ainsi, alors que dans la plupart des pays européens, des dispositions similaires ont déjà été prises, remettant en cause les droits à retraite, on voit bien avec l’actualité du moment, que cela n’empêche en rien d’aller droit au mur du point de vue économique, mais qu’en revanche, c’est désastreux pour le monde du travail.
Plutôt que de se plier aux exigences des marchés financiers et de leurs agences de notation, il faut mettre en œuvre une véritable politique de l’emploi et se donner les moyens d’une relance durable par le pouvoir d’achat, une amélioration de la protection sociale et le développement des services publics.
S’agissant des retraites, ce qui doit être engagé en France, c’est également une réforme d’ampleur des financements qui prenne en compte l’augmentation de la productivité du travail, laquelle profite de plus en plus aux actionnaires et de moins en moins à ceux qui produisent les richesses. Lire le reste de cet article »
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Justice
Exigeons le retrait de la taxe de
35 euros
vendredi 16 septembre 2011, par Frédéric Dayan
Sous le prétexte de financer la réforme de la garde à vue, le gouvernement a décidé d’introduire des frais de justice en créant un droit de timbre de 35 €. Cette mesure impacte la plupart des procédures judiciaires et plus particulièrement celles du travail : Prud’hommes, TASS et TCI.
Cette mesure, adoptée avec la Loi des Finances le 29 juillet, devrait entrer en vigueur dès le 1er octobre 2011. Promulguée dans la précipitation, elle est entachée de vices de procédures : non consultation du Conseil Supérieur de la Prud’homie, aucune procédure de contrôle de l’utilisation des fonds collectés par l’État…
La CGT considère cette mesure injuste et contraire à l’exigence de justice.
Elle est contraire à l’article 6 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, au principe d’égal d’accès à la Justice.
- Télécharger le tract et la pétition en PDF
La CGT a décidé de s’opposer à l’instauration de cette taxe et lance une pétition pour exiger l’abrogation de l’article 54 de la loi de Finance du 29 juillet 2011 et du décret d’application portant sur ce nouvel impôt.
Source Confédération
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