Emploi
256 100 emplois détruits en 2009
mardi 10 août 2010, Source confédération
L’emploi salarié en France a reculé de 1,5% en 2009, pour atteindre « un niveau jamais observé depuis l’après guerre », selon les chiffres définitifs publiés jeudi par « Pôle emploi ».
256 100 postes de travail ont été perdus en 2009, portant à 16 287 700 le nombre de salariés des secteurs concurrentiels, un niveau proche de 1992, date de la précédente période récession économique en France.
Le secteur industriel, dans lequel travaillent 19% des salariés français, a été le plus touché (-5,2%, soit moins 168.200 postes), suivi par le secteur de la construction, employant 9,1% de la population active, qui a perdu 2,9% d’emplois, soit 43 800 emplois, après onze années de hausse consécutive.
Le secteur tertiaire, qui représente 71,9% de la population salariée totale, a enregistré une baisse de 0,4% (- 44 200 postes. L’emploi féminin a chuté en 2009 de 0,7%, soit 51.400 postes, une première depuis 1993, mais résiste mieux que l’emploi masculin (- 2,2%, soit – 204 700 postes).
Pour autant, relève Pôle emploi, « la part des femmes dans l’emploi salarié continue de progresser (+0,4%), atteignant 44,5% fin décembre 2009″. Cette progression s’explique par une féminisation croissante du secteur tertiaire, 85,5% de femmes y travaillent contre 61,1% d’hommes.
Toutes les régions de France métropolitaine sont touchées par la diminution globale de l’emploi salarié en 2009, à l’exception de la Corse (+ 1,7%, soit 1.050 emplois) grâce aux emplois dans le tertiaire, l’industrie et dans la construction
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en août 2010
CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS
TYPE NORVEGIEN, PROFIL CHRETIEN ET DICTION CHÂTIEE
C’est sans doute parce que la Gauche n’a pas, jusqu’ici, réussi à mettre en place un programme sécuritaire digne de ce nom qu’un nombre important de gens de Gauche ont manifesté un large soutien à la politique sécuritaire du gouvernement, comme il ressort d’un récent sondage de l’IFOP. C’est sans doute aussi la raison pour laquelle l’appel au rassemblement du 4 septembre, formulé par la la Ligue des Droits de l’Homme contre la réforme sécuritaire de Sarkhozy, n’a pas fait beaucoup de vague jusque là. La « xénophobie et la politique du pilori » objet de la pétition lancée par la Ligue, veut pourtant dénoncer un risque de « lepénisation des esprits » – pour reprendre une expression de Badinter – dans un moment où le mal-être sociétal dû aux difficultés de fin de mois de nombre de ménages français, se double d’une crainte sécuritaire, attisée par la criante problématique des banlieues et la délinquance aggravée. Lire le reste de cet article »
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Une cinquantaine de militants CGT du Gard ont investi pacifiquement le péage de Gallargues le 30 juillet au beau milieu du chassé croisé entre juilletistes et aoûtiens, pour distribuer aux automobilistes plus de 4000 dépliants présentant les analyses et propositions de la CGT sur la réforme des retraites.
« Les usagers de l’autoroute nous ont fait un très bon accueil, a témoigné Simon Gevaudan, membre de la direction confédérale de la CGT. Personne n’a ralé, bien au contraire, nous avons été encouragés à coup de klaxons ».
« Nous avons voulu montrer au gouvernement qu’il se trompe en en pensant que l’été va permettre de faire passer sa réforme néfaste des retraites, a expliqué Freddy Bauducco, le secrétaire de la CGT du Gard qui se dit confiant pour la préparation de la grande journée de mobilisation nationale unitaire du 7 septembre. « Beaucoup de gens nous disent qu’ils sont déjà au courant de ce rendez-vous social de la rentrée ».
Source Confédération
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en août 2010
CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS
ADIEU MICHEL (suite)
L’assassinat de Michel Germaneau suscite à l’heure qu’il est des interrogations, dans la mesure où le chef de la branche Maghreb, Abdelmalek Droudkal, prétend avoir entamé des négociations avec le gouvernement français au sujet de l’humanitaire. Selon Al Qaïda, Paris aurait donc négocié avant l’opération commando qui a mené à l’exécution de Germaneau, alors que le gouvernenement affirme, lui, n’avoir jamais pu entamer la moindre négociation « «Dans le cas de Michel Germaneau, nous n’avons jamais réussi à établir le moindre canal de discussion avec ses ravisseurs», dit le Premier Ministre français, Hervé Morin précisant quant à lui : « Ils ont même refusé toute discussion pour permettre l’acheminement de médicaments dont Michel Germaneau avait besoin pour ses problèmes cardiaques»…
…propos totalement démentis par le chef de la branche armé d’Al Qaïda Maghreb qui dans un message diffusé le 25 juillet sur la chaine Al-Jazira, villipende la France : «Honte à la France et à son président, qui a lancé son raid alors que des négociations étaient en cours». Le 8 juillet, l’Aqmi avait déjà dénoncé le gouvernement français de « se montrer totalement insouciant pour la vie de Michel Germaneau ». Où est la vérité ? Lire le reste de cet article »
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en août 2010
Ukraine : le peuple paie comptant les exigences du FMI
L’Ukraine a obtenu un crédit de 15 milliards d’Euros du FMI pour faire face à une situation économique et financière catastrophique. Le gouvernement mis en place à la suite des élections présidentielles qui ont vu la victoire du candidat du parti « des régions » a sollicité cet emprunt pour restructurer son économie et accélérer le processus de privatisations entamé de manière sauvage par les précédents gouvernements. Jusqu’à présent, ces privatisations ont conduit à la constitution d’une couche oligarchique au mot d’ordre simple : « s’enrichir dans les plus brefs délais » et cela sans aucune considération pour la situation globale du pays. Bien entendu tout cela s’est fait sur le dos du peuple ukrainien. Il n’y a donc pas à chercher très loin pour comprendre pourquoi la « révolution orange » a été balayée par le mécontentement populaire. Si le nouveau pouvoir, comme le souligne le Parti Communiste Ukrainien (PCU), a normalisé des relations dégradées avec la Russie, a éloigné l’Ukraine d’une adhésion à l’OTAN et affirme inscrire son action dans une sortie de crise, ce dernier vient de prendre une décision qui frappe le peuple ukrainien qui doit payer comptant la facture du FMI par l’augmentation du prix du gaz et des loyers. Comme dans tous les pays, le FMI, dirigé par le socialiste Strauss-Kahn, exige plus de privatisations, moins de services publics et plus d’austérité pour les travailleurs. Ce choix de classe qui épargne les oligarques montre les limites des changements politiques survenus en Ukraine.
Source PC
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en juillet 2010
Retour à la pénurie ?
Ces derniers jours, les Roumains ont peut-être
eu l’impression de revenir aux difficiles années
de pénurie. En effet, le sucre, l’huile, la farine
et tous les produits de base commençaient à faire défaut dans les petits commerces et les supermarchés. En cause,
la décision, annoncée le 26 juin par le gouvernement,
de faire passer, le 1er juillet, la TVA de 19 % à 24 %,
ce qui en fait l’une des plus élevées de l’Union européenne. Le gouvernement roumain a choisi d’augmenter la TVA alors que la Cour constitutionnelle a annulé la baisse prévue
de 25 % du salaire des fonctionnaires. La Roumanie, membre de l’UE depuis 2007, subit de plein fouet les conséquences de la crise mondiale, et doit gérer un déficit abyssal des finances publiques. Le gouvernement de centre droit d’Emil Boc a donc fait appel au FMI, qui a dicté un drastique plan de rigueur. Parallèlement à la baisse prévue du salaire des fonctionnaires, invalidée par la Cour constitutionnelle, les cotisations sociales et les pensions de retraite vont être réduites de 15 %. Des dizaines de milliers de postes seront également supprimés dans la fonction publique d’ici à la fin de l’année. L’objectif fixé par le FMI est de contenir le déficit public à 6,8 % du PIB, alors que l’économie roumaine s’est rétractée de 7,9 % en 2009 et qu’aucun signe positif n’apparaît encore. La Roumanie occupe une position particulière sur la carte mondiale des délocalisations : l’économie nationale avait connu une forte croissance depuis le début du millénaire, avec l’arrivée
de nombreuses entreprises, notamment italiennes, attirées par une main-d’œuvre à faible coût, mais le pays est en train de perdre sa compétitivité en la matière, sans qu’un autre modèle de développement n’apparaisse. Depuis l’annonce du plan de rigueur, le 26 mai dernier, grèves
et manifestations se succèdent.
Source Humanité
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en juillet 2010
CHRONIQUES D’AFRIQUE…ET D’AILLEURS
Michel GERMANEAU, enlevé au Niger a été vraisemblablement assassiné dans la contrée Nord du Mali, dans des circonstances encore troubles, par des combattants armés de la branche d’Al Qaida Magreb Islamique, l’Aqmi, branche « franchisée » de la nébuleuse, d’autant plus virulente et agressive qu’elle doit sans cesse faire preuve d’une allégeance très démonstrative à la « maison mère ».
Michel Germaneau travaillait bénévolement à la construction d’une école. Des centaines de petites ONG solitaires, laborieuses, énergiques, oeuvrent avec un grand courage et une grande foi dans ces contrées au climat débilitant, au sol impossible, en donnant de leur temps et de leur amour pour tenter de juguler un tout petit peu la misère qui est comme un puits sans fond.
Au plan écologique, dans ces régions sahéliennes, la situation est très préoccupante car le changement climatique aggrave encore une situation de sécheresse difficile et récurrente. Une crise alimentaire frappe d’ailleurs régulièrement ces régions, constituées par le Niger, le Mali, le Tchad, le Burkina Faso et le nord du Nigéria, où quelques dix millions de femmes, hommes et enfants souffrent de faim ou d’insécurité alimentaire grave ou « modérée » notamment en période de « soudure ». La période de « soudure » est une période d’attente, avant les prochaines récoltes qui ont lieu en octobre. Lire le reste de cet article »
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en juillet 2010
Victoire pour les salariés de Paul
La direction de la chaîne de boulangeries a accepté de garantir le maintien du statut des salariés.
Après treize jours de grève, les 28 employés de la boulangerie Paul de Drancy, en Seine-Saint-Denis, ont obtenu gain de cause. La grève avait débuté le 9 juillet, à la suite de l’annonce du passage du magasin en location-gérance et du changement de statut des salariés. La présence d’un nouveau gérant qui multipliait les menaces de licenciement et tentait de faire appliquer ses méthodes de travail inspirées tout droit de chez McDonald’s avait mis le feu aux poudres. D’autant que le nouveau statut des salariés impliquait la perte des primes, de la convention collective, et de la participation de l’employeur au financement de la mutuelle.
Après une manifestation rassemblant une cinquantaine de personnes le 21 juillet, les salariés ont décidé d’occuper la boulangerie nuit et jour, jusqu’à ce que la direction entende leurs revendications (lire notre édition du 21 juillet). Une méthode qui a fait ses preuves, puisque deux jours plus tard la direction et les salariés signaient un protocole de fin de conflit avec la médiation de l’inspection du travail.
Le locataire-gérant a été sommé de quitter la boulangerie et sera remplacé par un manager de chez Paul pendant quelque temps. Les primes, la convention collective et le financement de la mutuelle seront maintenus. Enfin, l’ensemble des activités du site de Drancy seront maintenues et les salariés sont assurés, pour la durée d’un an, de réintégrer le groupe Paul si la boulangerie de Drancy connaît des problèmes économiques. Si le magasin ne parvient pas à faire de profits avant un an, alors le groupe Paul le récupérera et annulera la location-gérance.
Une victoire en demi-teinte cependant, puisque le passage en franchise aura bel et bien lieu. Rachid Fellah, délégué du personnel, se dit « satisfait, mais pas à 100 % ». Un nouveau locataire-gérant pourrait faire son arrivée, mais il devra respecter les engagements pris par la direction de Paul.
Aude Fredouelle
Source Humanité
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Général Motors
La Cgt refuse le marché de dupes
mardi 27 juillet 2010
Déclaration commune de la Cgt et de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie
La CGT et sa Fédération des Travailleurs de la Métallurgie dénoncent les agressions verbales et physiques dont sont victimes, ces derniers jours, les élus CGT de Général Motors.
Après avoir pratiqué le chantage à l’emploi et le mépris vis à vis des salariés, la direction s’en prend physiquement aux militants de la CGT.
C’est inadmissible !!!
Refusant la position prise par la CGT, la Direction utilise tous les moyens pour faire craquer les élus. Quelques exemples :
Elus séquestrés pendant plusieurs heures dans le local syndical
Des menaces proférées dans l’entreprise et en dehors de l’entreprise :
» On va te faire la peau ! » » Tu à jusqu’à mercredi pour signer sinon…. » etc. Voilà ce que subissent au quotidien les élus CGT.
Dans ces méthodes délictueuse d’intimidation des directions générale et locale de Général Motors pour casser les mouvements sociaux, on retrouve les vieilles pratiques utiliser en son temps chez Berliet ou Citroën. Lire le reste de cet article »
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dans ( Info UL) par Jean-Charles Fouchard en juillet 2010
 Pénibilité : des salariés témoignent
« On sera bien obligé de subir les nuisances sonores jusqu’à 62 ans. » Jean-Michel Forveille est électricien de maintenance chez Peugeot-Poissy. La pénibilité, il la vit au quotidien : d’abord le bruit assourdissant des machines, les vibrations, le mal de dos et pendant longtemps, l’amiante. L’usine fonctionne en 3X8 avec une équipe de nuit et une équipe VSD (vendredi samedi dimanche) volontaires. A 53 ans et depuis trente-quatre ans dans l’entreprise, Jean-Michel a arrêté de se porter volontaire pour le travail de nuit, même si cette tranche horaire est mieux payée. « Bien trop contraignant et de plus en plus difficile à supporter avec l’âge. » Mais il continue à travailler avec des horaires alternants (6h30-14h30 ou 14h30-22h30). Né en 1957, à un an près, il est obligé de faire deux années supplémentaires avec la réforme. « Partir à 60 ans, c’était déjà dur mais à 62, je ne vous dit pas ! » Aujourd’hui, la plupart des ouvriers de sa branche quittent l’entreprise avant 60 ans.
Chez Valéo, où la main d’œuvre est majoritairement féminine, la situation est similaire. Usées, les employées redoutent le passage à 62 ans. Le 24 juin dernier, 40 % du personnel est allé manifester contre la réforme des retraites. « Même avant 40 ans, se lever à 3 heures du matin est excessivement pénible, témoigne une salariée qui souhaite garder l’anonymat. Chez nous, ce sont principalement les membres supérieurs qui sont touchés (bras, épaules…) du fait des tâches répétitives. » ajoute-t-elle. Le même geste effectué toute la journée, à une cadence de plus en plus soutenue, génère des troubles musculaires. La station debout créé des maux de dos, mais ceux-ci ne sont toujours pas reconnus comme maladie professionnelle. « Malgré tout, le taux d’absentéisme baisse, car notre employeur a mis en place un contrôle des salariés » : un médecin peut se rendre chez eux pour vérifier leur état de santé. « Nous sommes soumis à des rythmes de travail très élevés (55 secondes pour une pièce). Le temps de travail a baissé, mais pas la productivité. » Les opérateurs « tournants », qui se déplacent avec la machine, piétinent toute la journée. Au-delà de la fatigue, ils sont parfois les uns sur les autres, cela peut créer des tensions entre les salariés. Pendant les chaleurs estivales, pas de climatisation dans les ateliers : il fait jusqu’à 35 degrés. « Après ça, penser qu’on va sortir à 62 ans (et même 67, si on le souhaite!) au lieu de 60, c’est terrible. On en rit mais c’est à pleurer. » Lire le reste de cet article »
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