dans (INFO de la CGT) par Jean-Charles Fouchard en mars 2012

   
Au nom de la crise
Le patronat veut la peau du contrat de travail !

vendredi, 30 mars 2012

Des négociations nationales se tiennent actuellement et les employeurs proposent un texte qui permettrait de baisser les salaires et faire varier la durée du travail par accord d’entreprise, ceci en échange d’un hypothétique engagement à maintenir l’emploi.

Concrètement, ce projet d’accord permettrait aux employeurs de modifier des éléments fondamentaux de votre contrat de travail, tel que durée du travail, conditions de travail, aménagement du temps de travail et rémunération.

Le monde de demain version Medef
Le contrat de travail Aujourd’hui
Votre rémunération, votre durée du travail sont souvent fixées dans votre contrat de travail.
L’employeur ne peut pas les modifier sans votre accord.
Demain
Dès que l’entreprise prétendrait pressentir des problèmes économiques à venir, elle pourrait négocier un accord de baisse des rémunérations, de variation de la durée du travail ! Ces modifications vous seraient imposées par accord d’entreprise. Si vous les refusiez vous seriez licenciés !
Le licenciement Aujourd’hui
Vous refusez la modification de votre contrat de travail. L’employeur ne peut pas vous licencier pour ce refus.
Eventuellement, s’il démontre que l’entreprise connaît des difficultés, il peut vous licencier pour motif économique, avec les garanties attachées à ce type de rupture (reclassement, contrat de sécurisation professionnel …) Si vous êtes 10 à refuser cette modification, l’employeur doit faire un plan de sauvegarde de l’emploi.
Demain
Lorsque l’accord d’entreprise vous imposerait une modification de votre contrat de travail (rémunération, durée du travail…) et que vous la refusiez, votre licenciement ne serait pas considéré comme économique. Votre motif de licenciement serait inattaquable devant un juge ! Le comité d’entreprise ne pourrait pas vérifier la réalité des difficultés économiques, faire des propositions alternatives aux licenciements, défendre vos intérêts. De plus, l’employeur échapperait aux obligations propres à ce type de licenciement (reclassement, contrat de sécurisation professionnel, ..) ! Lire le reste de cet article »


dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en mars 2012

Vu dans le journal les ECHOS

Dossier : DOSSIER Argent : que faire avant les élections ?

Avant le 6 mai, il est opportun de faire le point sur son patrimoine. En cas de victoire du candidat François Hollande, à l’élection présidentielle, il faut en effet s’attendre à des profonds changements. D’où l’intérêt de prendre dès maintenant des initiatives pour ses placements et son épargne.

Impôts, placements, épargne : ce qu’il faut faire avant les élections  [ 23/03/2012  ]

Famille : optimiser les donations

Si François Hollande est élu, il va durcir le régime fiscal des donations. Ceux qui envisagent ce type d’opération doivent le faire au plus vite pour profiter du régime actuel, beaucoup plus favorable.

  Famille : faire le plein de donations « gratuites »  [ 23/03/2012  ] Pensez aux dons d’argent aux enfants ou petits-enfants  [ 23/03/2012  ]

Assurance-vie à privilégier

Le candidat Hollande veut modifier la fiscalité de l’assurance-vie à la marge : en cas de retraits avant huit ans, sur les seuls nouveaux contrats.

  Assurance-vie : ouvrir un contrat et faire des versements  [ 23/03/2012  ] la fiscalité actuelle de l’assurance-vie  [ 23/03/2012  ]

Plus-values immobilières allégées ?

Si François Hollande est élu, il prévoit de revenir au régime fiscal d’avant 2004 pour les plus-values immobilières. Un dispositif souvent plus avantageux…

  Plus-values immobilières : vers un allégement de la fiscalité ?  [ 23/03/2012  ]

Impôt sur le revenu et ISF  : les projets du candidat Hollande

Nouvelles tranches à 45 % et à 75 % pour l’impôt sur le revenu, retour à l’ISF d’avant la réforme, plafonnement drastique des niches fiscales…

  Impôt sur le revenu et ISF : François Hollande veut tout remettre à plat  [ 23/03/2012  ] Du nouveau sur le front des dividendes  [ 23/03/2012  ]



dans (INFO de la CGT) par Jean-Charles Fouchard en mars 2012

Accords de « sauvegarde de l’activité et de l’emploi »

Ils sacrifient les salaires et les salariés

mardi 27 mars 2012

Le MEDEF reste toujours aussi limité dans son analyse et toujours aussi ambitieux dans ses prétentions. Pour le patronat, les seuls moyens de faire face aux difficultés sont : diminuer le « coût » du travail, flexibiliser le droit du travail, libéraliser le licenciement, limiter le pouvoir des juges.

Si le nom de la négociation change, rien n’est modifié sur le fond. Les accords compétitivité / emploi deviennent des accords de « sauvegarde de l’activité et de l’emploi ». Mais au-delà de cette nouvelle appellation, le MEDEF n’a pas renoncé à imposer un champ d’application large allant au-delà des entreprises en difficulté.

Le deuxième texte proposé par le patronat confirme la volonté du MEDEF de franchir une étape de plus dans sa tentative de destruction du droit social français.

Il ne s’agit pas dans cette négociation de discuter d’un Accord National Interprofessionnel comme les autres. Le MEDEF, sous prétexte de crise, entend abolir un certain nombre de garanties pour les salariés. Le tout au nom de l’emploi !

Si le MEDEF concède qu’un tel accord doit recueillir l’aval d’organisations représentant 50% des salariés, cette disposition ne protègera pas du chantage à l’emploi. Il entend transférer la responsabilité des reculs sociaux sur les salariés et leurs représentants. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en février 2012

Athènes, envoyé spécial.  Source HUMANITE

Malgré les défections d’une quarantaine de députés des partis de la coalition gouvernementale, le nouveau plan d’austérité imposé à la Grèce par l’Union européenne et le Fonds monétaire international a été adopté par le parlement. Dans la rue, les manifestations sévèrement réprimées ont fait au moins 50 blessés à Athènes et de nombreux immeubles en feu. Deux figures historiques de la Grèce contemporaine, Manolis Glezos et Mikis Theodorakis, présents dans la manifestation, ont reçu de fortes doses de gaz lacrymogène. Retour sur cette journée cruciale avec le récit de notre envoyé spécial, Fabien Perrier.

Les scènes qui se déroulent actuellement à Athènes sont d’une violence inouïe, indécente dans un pays membre de l’Union Européenne, censée respecter des valeurs aussi fondamentales que les droits de l’Homme ou la démocratie. Alors que les milliers de manifestants se rassemblaient tranquillement sur la place Syntagma, à l’appel des deux confédérations syndicales GSEE (privé) et Adedy (public) et de la gauche (Syriza, Andarsia…) ou sur la place Omonia à l’appel du KKE, la police a littéralement gazé la place, puis les rues alentours. Le prétexte invoqué pour justifier ces actes: des groupes de contestataires ont fait pression sur un cordon des forces antiémeutes devant l’esplanade du soldat inconnu, en contrebas du parlement, selon les images en direct du site internet Zougla. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en février 2012

Syndicat CGT –       

 

Centre Hospitalier Spécialisé Le Vinatier

95 Boulevard Pinel 69500 Bron

Tél : 04-37-91-53-19

Fax : 04-37-91-53-75 E-mail : lutterensemble.cgtvinatier@laposte.net

  CHS VINATIER    Blog : cgt-vinatier.over-blog.com

Oui à l’Europe des travailleurs

Non à l’Europe des profiteurs, des spéculateurs

 Résistons tous ensemble pour imposer nos revendications contre les plans d’austérité en France et en Europe.

 Ce qui se passe en Grèce doit interpeller chacun, chacune d’entre nous ; quand on touche un travailleur en France, en Europe ou dans le monde on nous touche nous aussi.

 La CGT appelle à la mobilisation le 29 février mais soyons prêts dès à présent à descendre dans la rue si les pouvoirs publics et la police continuent la répression contre le peuple grec.

 Peu avant minuit, dimanche 12 février, le parlement grec a approuvé, avec une majorité confortable, de nouvelles mesures contre les salariés sous la pression des banques et de l’union européenne… Les spéculateurs, les banquiers et les capitalistes veulent imposer leur loi…Seuls les communistes et la gauche radicale ont voté contre. Lire le reste de cet article »



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en janvier 2012

Présidentielles: la CGT vote contre Nicolas Sarkozy

Mots clés : élections 2011-2012, nicolas sarkozy, présidentielles 2012, front de gauche, cgt, bernard thibault,

 A trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, Bernard Thibault a indiqué que la CGT était largement opposée à une réélection du président de la République. « Je veux dire par là que s’agissant du diagnostic concernant le mandat du Président de la république, dans les rangs de la CGT, les choses sont claires. Il y a une grande majorité qui ne souhaite pas la reconduction du Président de la République. »

Bernard Thibault a confirmé sur RTL ce jeudi matin que le syndicat ne donnerait pas de mot d’ordre de vote. « En tant que syndicat qui réunit des adhérents, voire qui influence des sympathisants divers, nous avons conscience d’avoir plusieurs  sensibilités politiques dans nos rangs. (…) Une autre chose est d’être dans une posture qui appellerait à soutenir tel ou tel candidat. »

Le leader de la CGT s’est pour autant félicité d’avoir répondu à l’offre de dialogue du Front de gauche, mardi. « En tant que secrétaire général de la CGT, je n’ai pas de chouchou. Et en même temps, en tant que citoyen, comme les autres j’aurai une expression à livrer à l’occasion des élections présidentielles », a -t-il prévenu.

Source confédération



dans (INFO de la CGT) par Jean-Charles Fouchard en janvier 2012

TVA sociale (source Confédération)

TVA anti-sociale

jeudi 5 janvier 2012

Au moment même où la CGT était reçue ce matin par Xavier BERTRAND, en vue de la préparation du sommet « social » du 18 janvier prochain, le Premier Ministre annonçait de son côté qu’un projet de loi sera examiné en février et le Parlement convoqué en session extraordinaire.

Or, sur la TVA « sociale », le Ministre du Travail affirme qu’aucun dispositif précis n’est déterminé. A quoi va réellement servir le sommet dit social ? Ne s’agit-il pas tout simplement d’un nouveau plan de communication du président … ou sommet anti-social.

Pour la CGT, cette mesure est une arnaque, une mesure anti-sociale. L’augmentation de la TVA aura un effet négatif sur le pouvoir d’achat de toute la population. De plus, la TVA, dont l’impact est plus fort pour les bas revenus que pour les hauts revenus, est particulièrement inégalitaire. Cela va aussi réduire la croissance et amplifier la crise.

L’instauration de cette TVA anti-sociale ne vise qu’à répondre à une préconisation patronale de transférer 80% de cotisations sociales sur le contribuable et le consommateur.

Pour la CGT, il y a d’autres solutions pour sortir de la crise, entre autre :

 Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux ;

 Réformer la fiscalité en profondeur ;

 Contrôler les aides publiques aux entreprises ;

 Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires.

Face au chantage sur les droits sociaux, la CGT appelle les salariés à faire du 18 janvier prochain une journée d’action interprofessionnelle en se mobilisant sous toutes les formes, pour se faire entendre du patronat et du gouvernement



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en novembre 2011

Chômage. L’union locale CGT de Lyon Vaise est « débordée » de travail

   « S’il y a du nouveau en ce moment ? Allez faire un tour à l’union locale de Vaise ou à une autre : vous verrez, avec la crise, ils sont submergés de boulot », glissait récemment Pierre Coquan, le responsable de la CGT du Rhône.

Au lendemain de la publication des – mauvais – chiffres du chômage, nous nous sommes donc rendus, hier après-midi, à la permanence juridique quotidienne de cette union locale, située dans un quartier populaire de Lyon, à l’environnement économique varié (industrie, tertiaire, commerces…). Elle couvre le 9 e arrondissement, mais aussi le 5 e, ainsi que les communes – privilégiées- de Tassin et d’Ecully. Les fenêtres décorées d’autocollants rouges du syndicat signalent l’entrée, au rez-de-chaussée d’une HLM. A l’intérieur, code du travail à portée de main, trois conseillers du salarié sont affairés à discuter avec des employés en arrêt maladie ou qui craignent d’être mis à la porte par leur entreprise. Comme cette femme de ménage d’une quarantaine d’années. « Mon patron m’envoie des avertissements pour tenter de me coller une faute sur le dos, il cherche à me virer », affirme-t-elle. Elle observe que « depuis 2010 », la pression est « plus importante ». « Avant, ça n’arrivait pas, mais maintenant, les boîtes se gênent de moins en moins pour vous payer deux heures, quand vous en avez fait quatre ! ». Peut-être une conséquence indirecte des économies voulues par les clients des entreprises de nettoyage. Sagement assise, une chômeuse indemnisée attend son tour. Elle vient se renseigner sur ses droits. Jusqu’à une période récente, elle travaillait comme psychologue dans un cabinet de recrutement qui a coulé « parce qu’il n’a pas résisté face aux plus gros ». « Dans mon cas, je ne me fais pas trop de souci pour retrouver du boulot. Mais ça devient vraiment inquiétant. Dans ce cabinet de recrutement, je travaillais avec Pôle emploi sur les formations « Trajectoires emploi » et on a senti une très forte dégradation chez les seniors : c’est très difficile pour les plus de 45 ans ». Ce constat, c’est aussi celui de Jean-Charles Fouchard, le bouillant secrétaire de cette union locale CGT. A l’étage, dans son bureau où se déploie un grand drapeau cubain frappé du visage de Che Guevara, il se scandalise de voir « de plus en plus de gens dans la m…, que ce soit dans l’aide à domicile, la sécurité ou la restauration ». « Et dans les entreprises, souligne-t-il, les plus anciens sont les premiers à dégager, parce que ce sont ceux qui gagnent le plus. On a eu les chiffres de l’agence Pôle emploi de Tassin : la croissance du chômage chez les plus de 50 ans, c’est à +15, +16  % sur un an ! ». Depuis le début de l’année, et plus encore depuis septembre, il se dit « débordé » par les demandes aux permanences juridiques. « Les boîtes licencient huit personnes par ci, quatre par là, pour éviter d’avoir à faire un plan social. Et beaucoup ne donnent pas à leurs ex-salariés les papiers nécessaires : ils ne peuvent alors rien toucher de Pôle emploi, ce qui est grave. Il faut aller aux prud’hommes et on obtient ce qu’on veut mais ça prend un mois et demi… ». On l’interroge pour finir sur sa vision des prochains mois. Il répond : « Je le sens très mal ».

Nicolas Ballet, Source le Progrès



dans (INFO de la CGT) par Jean-Charles Fouchard en novembre 2011

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, dénoncent fermement les plans d’austérité et de rigueur décidés et imposés par le gouvernement.

L’austérité en France et en Europe n’est pas la solution à la crise. Au contraire, elle risque d’entraîner la récession.

Le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales. Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales

Après la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA décident d’agir ensemble pour s’opposer à ces mesures et obtenir d’autres solutions. Avec un appel commun, elles s’adresseront aux salariés pour interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d’entreprises dans la période du 1er au 15 décembre. Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se retrouveront rapidement après le 15 décembre, afin d’en tirer le bilan et d’envisager, ensemble, de nouvelles initiatives en janvier.

Montreuil, le 18 novembre 2011

Source Confédération



dans (Info UL) par Jean-Charles Fouchard en novembre 2011

CHRONIQUES D’AFRIQUE… OU D’AILLEURS

 

CAMEROUN : LES INTERETS ECONOMIQUES DE LA FRANCE

Pendant que nous avons voté à la première primaire socialiste, les Camerounais ont été aux urnes le 9 octobre 2011, pour le premier tour des élections présidentielles. Symbole de la lutte pour la démocratie sur le continent, le Cameroun de Paul BIYA est un véritable creuset de résignation et de larmes au plan des luttes pour l’amélioration des conditions de vie des populations africaines. Il est le prototype même du pays qui évolue en donnant la nette impression d’avoir emprunté un chemin sans issue. Il a pourtant tout pour réussir : des ressources naturelles à faire pâlir d’envie de nombreux pays, un large panel de ressources humaines dans tous les domaines d’expertise et des cadres de très haute qualité. Il aurait donc pu servir de modèle et de guide à une grande majorité de pays d’Afrique. Mais ses dirigeants semblent avoir choisi de manquer ce précieux rendez-vous avec le progrès : aujourd’hui encore la corruption est exponentielle, les libertés publiques bafouées et la notion de ‘droits humains’ a peu de consistance. Ce ne sont pas les journalistes qui vont nier ce qui paraît une évidence : au Cameroun de BIYA ceux qui font trop bien leur travail et qui dénoncent ce qui s’y passe, ont le sommeil très agité, quant ils ne sont pas tout simplement en sursis ! L’importance de sa diaspora est par ailleurs significative d’un pays qui a peur de la dictature impitoyable du régime en place, mais aussi de la persistance de la misère qui découle de la gestion trouble et calamiteuse du pouvoir d’Etat.

La politique de l’inamovible Paul BIYA est en effet un tissu d’anachronismes, mais l’homme, âgé aujourd’hui de 78 ans, vient donc d’être réélu pour la sixième fois, après 29 ans d’un pouvoir dictatorial sans partage, où les oppositions sont toujours tragiquement muselées. Vingt deux candidats lui avaient pourtant fait face, dont le leader historique de l’opposition camerounaise, John FRUD NDI, président du SDF (Social democratic front) ; mais il était à prévoir que le président se succèderait une fois encore à lui-même. Le régime avait organisé sa reconduction avec la même méthodologie que les fois précédentes : une élection présidentielle à un tour, préparée en quelques semaines seulement, de manière à écarter toutes les oppositions ; et soutenue par la France. Et, malgré les nombreuses fraudes pourtant enregistrées et un large boycott des électeurs camerounais, le Ministre des Affaires Etrangères français Alain Juppé vient de qualifier d’« acceptables » les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’élection présidentielle camerounaise. « . A contretemps de l’Histoire et des promesses hypocrites faites après les révolutions tunisienne et égyptienne, la diplomatie française se compromet à nouveau avec une des dictatures les plus archaïques du continent » (Survie France 13/10/2011). Qu’importent en effet la corruption, la répression, les irrégularités de scrutin, seuls comptent les intérêts politiques et économiques de la France comme par exemple ceux de Vincent Bolloré, acteur incontournable de l’économie camerounaise. « Sa marque Corporate Bolloré Africa Logistics a obtenu la concession du terminal à conteneurs du port de Douala et celle du chemin de fer. Le groupe contrôle aussi, directement ou indirectement, d’immenses plantations de palmiers à huile et d’hévéas. Et mise désormais sur les agrocarburants » (Camer-be 24/10/2011) Lire le reste de cet article »